"Ant-Man", la critique : mini héros mais maxi réussite

CULTURE
KIFF – Après des problèmes de production, notamment liés au remplacement d’Edgar Wright par Peyton Reed derrière la caméra, "Ant-Man" ne s’annonçait pas sous les meilleures auspices. Le blockbuster consacré à l’homme-fourmi est pourtant l’un des plus réussis du genre super héros. La preuve par cinq.
Parce que c’est un film de genre
Après la tragédie shakespearienne dans Thor et le space opera dans Les Gardiens de la galaxie, Disney et Marvel revisitent ici le film de braquage. Cambrioleur de talent, Scott Lang est ainsi recruté par le Dr Hank Pym pour voler la « yellow jacket », invention révolutionnaire qui, aux mains des méchants, pourrait faire de sérieux dégâts. Et le gentil voyou d’enfiler le costard high tech d’Ant-Man pour dérober l’invention en se faufilant discrètement dans les conduits d’aération. 
 
Parce qu’il y a des enjeux sociaux-familiaux
Avant d’être l’homme-fourmi, Scott Lang est aussi un papa qui, tout juste sorti de taule, peine à se réinsérer et à renouer avec sa fillette. Cette relation, ainsi que celle entre Pym et sa fille (jouée par Evangeline Lilly), placent la famille au cœur des préoccupations du long-métrage. Emouvant donc, et inédit : aucun héros de franchise Marvel n’était encore papa.
 
Parce qu’il y de l’humour à revendre
Qu’Ant-Man affronte Le Faucon (Anthony Mackie) au QG des Avengers ou se prenne des murs dans la tronche en apprenant à rétrécir, l’humour est quasi de tous les plans. Et sans jamais être lourdingue !
 
Parce qu’il y a deux Ant-Man pour le prix d’un
L’une des grandes réussites d’Ant-Man, c’est son casting. Si Paul Rudd est la parfaite incarnation du gentil loser et du héros (presque) ordinaire, Michael Douglas prend visiblement plaisir à renouer avec un film d’envergure en incarnant le mentor d’Ant-Man, Hank Pym. Lequel, comme l'explique un flash-back du film, fut d’ailleurs le premier à avoir porté le costume de l’homme-fourmi.
 
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Parce que ce n’est pas la taille qui compte
Exit les scènes dans l’espace (Les Gardiens de la galaxie) ou les invasions extraterrestres rayant quasiment New York de la carte (Avengers). Qui dit mini héros, dit mini échelle. Les scènes d’action phare d’Ant-Man se déroulent ainsi à dos de fourmi, dans un attaché-case ou sur un train électrique dans une chambre d’enfant. Cool, inventif, cocasse, techniquement irréprochable et hyper spectaculaire !
 
 
 
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