Début de l'emballage de l'Arc de Triomphe en hommage à Christo

Début de l'emballage de l'Arc de Triomphe en hommage à Christo

ART CONTEMPORAIN - 25 000 m2 de tissu vont être nécessaires pour emballer le monument, selon le vœu de l'artiste Christo mort en mai 2020. L’œuvre devrait être terminée le 18 septembre.

Difficile pour les Parisiens, depuis ce matin, de ne pas voir ce chantier grandiose sur l'Arc de Triomphe. Plusieurs centaines de mètres carrés de tissu recyclable en polypropylène argent bleu ont commencé à être déroulés dimanche sur l'un des côtés de l'Arc de Triomphe. Une opération qui lance la dernière ligne droite de l'empaquetage du monument parisien.

Du 18 septembre au 3 octobre, le rêve de jeunesse de Christo (décédé en mai 2020) et de son épouse Jeanne-Claude, sera réalisé. L'Arc de Triomphe, haut de 50 m, va être intégralement transformé en un gigantesque paquet-cadeau, maintenu par 3 000 mètres de corde rouge. 

L'empaquetage (25.000 m2 de tissu) se poursuivra jour et nuit pour être fin prêt le 18 septembre, jour de l'inauguration. "Aujourd’hui, c’est un des moments les plus spectaculaires de l’installation. L’Arc de Triomphe empaqueté commence à prendre vie et se rapproche plus encore de la vision de ce qui a constitué le rêve de toute une vie pour Christo et Jeanne-Claude", a confié Vladimir Yavachev, neveu de l'artiste qui supervise le projet.

"Le 18 septembre au matin, une fois que nous aurons fini de disposer les cordes et d’apporter les dernières touches, les grilles de protection du chantier en cours seront retirées pour permettre gratuitement au public de venir, de voir et de toucher l'œuvre d’art".

Un chantier estimé à 14 millions d'euros

L'empaquetage de l'Arc de Triomphe "sera comme un objet vivant qui va s'animer dans le vent et refléter la lumière. Les plis vont bouger, la surface du monument devenir sensuelle", expliquait Christo en présentant son ultime projet, deux ans avant sa mort. Dès 1962, Christo et Jeanne-Claude avaient signé un photomontage avec l'Arc de Triomphe empaqueté, une idée venue en regardant le monument depuis leur premier appartement parisien, avenue Foch.

D'un coût de 14 millions d'euros, le projet est entièrement autofinancé, sans subvention publique, grâce à la vente d'œuvres originales de Christo.

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Le projet ne plait pas à tout le monde. Samedi, dans Le Monde, l'architecte Carlo Ratti, l'un des amis de Christo, a appelé, dans une tribune, à abandonner "l’esthétique des emballages à haut gaspillage". "Je propose que l’on arrête d’emballer l’Arc de triomphe, tant pour des raisons environnementales qu’intellectuelles. Sur le plan environnemental, pouvons-nous nous permettre de gaspiller 25.000 m2 de tissu pour l’emballage d’un monument ? L’industrie de la mode est responsable de 10% des émissions mondiales de carbone", écrit Carlo Ratti.

En 1985, à Paris, Christo avait déjà empaqueté ainsi le Pont-Neuf, enjambant la Seine.

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