"Black Widow" : Scarlett Johansson s’offre une ultime mission très humaine chez Marvel

"Black Widow" : Scarlett Johansson s’offre une ultime mission très humaine chez Marvel

BONS BAISERS DE RUSSIE – Onze ans après ses débuts au sein des Avengers, l’actrice américaine remise au placard le costume de Natasha Romanoff au terme de retrouvailles familiales aussi émouvantes qu’explosives. Un divertissement efficace qui respire la sororité et transcende ses héroïnes.

Deux ans que le générique de Marvel n’avait pas retenti sur grand écran. Alors le frisson est forcément là d’emblée, avant même de découvrir une mise en lumière que les fans attendent depuis plus de dix ans. Il aura fallu la voir dans sept films autour des Avengers pour que Black Widow – la veuve noire - ait enfin le sien.

Repoussée d'un an à cause de la pandémie, l’aventure en solo de Natasha Romanoff transporte le public quelques années en arrière dans la chronologie de l’univers cinématique Marvel, entre les évènements de Captain America : Civil War et ceux d’Infinity War. Un retour aux sources salutaire qui vise à en savoir plus sur le passé de l’ancienne espionne russe devenue la super-héroïne idolâtrée par le monde entier.

Action, humour et féminisme

"Ce qui est très beau dans le fait de faire ce film maintenant, c’est qu’on sait que Natasha fait le choix incroyable de se sacrifier pour ce qu’elle appelle 'sa famille de cœur' dans Endgame. La voir retrouver son autre famille permet de découvrir ce qu’elle a appris, ce qui l’a peut-être poussée à cette décision", explique à LCI David Harbour, interprète de celui que la future Black Widow a considéré comme son père pendant des années. Un faux patriarche mais un vrai espion qui a mené longtemps avec femme et enfants une vie en apparence sans histoires. Mais totalement factice. 

Après plus de deux décennies de séparation, Natasha (Scarlett Johansson), sa cadette Yelena (Florence Pugh) ainsi que les parents d’adoption Melina (Rachel Weisz) et Alexei (David Harbour) vont être amenés collaborer pour tenter d’arrêter leur ennemi commun Dreykov – celui qui a transformé les jeunes soeurs en tueuses surentraînées. La mission du quatuor va se transformer en quête de rédemption aussi explosive qu’émouvante pour chacun des membres de cette famille dysfonctionnelle. 

En vidéo

LCI PLAY - David Harbour, super-héros Marvel pour "Black Widow"

Black Widow applique à la lettre la recette du succès des films Marvel. Une bonne dose d’action saupoudrée d’humour, où ici la misogynie des uns est pointée du doigt par le franc-parler des autres. Comme lors de cette scène où Alexei demande à ses filles si elles ont leurs règles pour être de si mauvaise humeur. Yelena réplique alors que ce n’est pas possible, car toutes les Veuves noires subissent des hystérectomies forcées. "Ces répliques en particulier sont une telle bouffée d’air frais", souligne auprès de LCI la réalisatrice Cate Shortland, fière de signer une œuvre où les femmes se font entendre. "Vous savez c’est fou, chaque journaliste masculin me demande si ce film est féministe, comme si c’était encore un gros mot. C’est intrigant qu’on en soit encore là", regrette-t-elle.

Florence Pugh lui ferait presque de l'ombre

"Les événements récents ont donné une couleur plus féministe au film. Car, oui, Black Widow est une héroïne féministe mais on découvre désormais ses failles. Le public ne croit plus aux super-héros infaillibles", souligne Scarlett Johansson auprès de Paris Match. Il est loin le temps où Natasha était hypersexualisée dans sa combinaison noire ultra moulante, valant à son interprète des questions sur sa capacité à porter quoi que ce soit dessous. Sous la direction de Cate Shortland, la femme fatale redevient femme et laisse entrevoir toute son humanité. "Je voulais que les jeunes femmes et ma fille puissent s’identifier à elle. Je ne m’identifie pas aux femmes qui sont parfaites ou théâtrales. Je voulais qu’elle soit une vraie personne", souligne la cinéaste australienne.

Quand on lui demande si elle aurait pu faire le même film dix ans plus tôt, sa réponse est claire. "Non, parce que Scarlett n’était pas la même personne. Elle a évolué en dix ans. Elle s’exprime plus librement et est plus engagée. Elle s’est pleinement emparée du personnage et de la manière dont elle veut être représentée. Et ça a changé Natasha", insiste Cate Shortland. ScarJo répète à l’envi que Black Widow marque ses adieux à une héroïne qui l’a tant marquée. À l’écran, elle semble comme passer le flambeau à la génération suivante. Puissante, tenace et drôle, la jeune Florence Pugh (Midsommar, Les Filles du docteur March) lui ferait presque de l’ombre. Et ce n'est pas pour nous déplaire.

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>> Black Widow de Cate Shortland, avec Scarlett Johansson, Florence Pugh, Rachel Weisz et David Harbour - au cinéma le 7 juillet

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