"C'est MeToo, on ne peut plus rien dire" : accusé d’agressions sexuelles, Pierre Ménès se défend et s'excuse

"C'est MeToo, on ne peut plus rien dire" : accusé d’agressions sexuelles, Pierre Ménès se défend et s'excuse

REGRETS - Accusé d’avoir agressé sexuellement plusieurs consœurs sur des plateaux de télévision, Pierre Ménès a présenté ses excuses lundi soir.

"J'ai de profonds regrets, que ce soit pour Francesca, Marie et Isabelle. Aujourd'hui, je comprends que cela fasse polémique. Il y a cinq ans, ce serait passé crème." Accusé d’agressions sexuelles envers trois de ses consœurs, Pierre Ménès a présenté des excuses, à sa manière, lundi 22 mars sur le plateau de Touche Pas à Mon Poste, l’émission de Cyril Hanouna. 

Tout a commencé la veille après la sortie du documentaire "Je ne suis pas une salope" de la journaliste Marie Portolano revenant sur les violences sexuelles et sexistes dans le milieu du journalisme sportif, puis les révélations des Jours à propos d'une séquence du consultant sportif coupée au montage par la production Canal+ .

"C'est mon côté un peu rebelle"

Si les faits ne sont pas nouveaux et sont sus de tous, ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils créent l’émoi. En direct à la télévision, le consultant a embrassé en 2012 et en 2016 deux de ses consœurs, Isabelle Moreau et Francesca Antoniotti, sans leur consentement, et soulevé par surprise la jupe de Marie Portolano, toujours en 2016, à la fin d’une émission et devant l’ensemble du public et des chroniqueurs. Si cette dernière scène se passe hors antenne, les autres ont été filmées et repartagées massivement sur les réseaux sociaux à la suite de l’article des Jours. Un hashtag est né, reflétant l’indignation collective : #PierreMenesOut.

La fameuse séquence entre Marie Portolano et Pierre Ménès a finalement été diffusée en partie dans l’émission de C8, chaine appartenant à Canal +. Confronté par Marie Portolano sur l'agression ayant eu lieu en 2016, le chroniqueur affirme ne se souvenir de rien. Il reconnait l’avoir humiliée, mais répond tout de même par l’affirmative à la question : "Est-ce que tu le referais aujourd’hui ?". Et ajoute : "Il faut prendre les gens comme ils sont, j'ai été embauché parce que je suis un personnage. (…) C’est sûr que si t’étais un mec, j’aurais pas soulevé ta jupe. C’est mon côté un peu rebelle. Si je peux plus chambrer une meuf parce que c’est une meuf, c’est insupportable."

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En direct sur le plateau de TPMP, le ton du consultant est différent. Pierre Ménès finit donc par s’excuser, reconnait mériter les critiques et assure avoir "changé" : "J'ai découvert l'histoire de la jupe lors de l'interview. Je lui dis que je suis désolé dans le documentaire. Je ne peux même pas m'expliquer comment j'ai pu faire ça. Je peux comprendre qu'on me critique de façon violente. Ils ont raison d'être en colère et de m'en vouloir. J'ai beaucoup changé depuis ma greffe. Je suis plus apaisé et on ne me reprendra plus jamais à faire des choses comme ça." 

Le chroniqueur justifie son comportement de 2016 par la maladie du soda dont il a été atteint et pour laquelle il a subi une greffe. "Évidemment que quand je vois la scène avec Francesca, je changerais d’avis. Aujourd’hui c’est MeToo, on ne peut plus rien faire ni rien dire", assène-t-il. 

Interrogée plus tôt sur l’affaire, la ministre Marlène Schiappa a estimé que le plus choquant était "qu’un journaliste sportif profite d’être en direct pour faire passer ça pour de l’humour" mais aussi "que personne ne réagisse autour". La ministre déléguée à la Citoyenneté a ensuite rappelé la loi en vigueur : "Attraper les fesses ou embrasser de force est une agression sexuelle."

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