Candice éliminée de "Koh-Lanta" : "La stratégie, ce n’est pas mentir droit dans les yeux"

Candice éliminée de "Koh-Lanta" : "La stratégie, ce n’est pas mentir droit dans les yeux"

INTERVIEW - Mal intégrée à l’équipe rouge depuis le début de l’aventure, Candice a été éliminée vendredi à l’issue du 4e épisode de "Koh-Lanta : les armes secrètes". La jeune instructrice de survie avait pourtant trouvé un collier d’immunité, qu’elle n’a pas joué lors du conseil.

Cruelle désillusion pour Candice, la benjamine de l’équipe rouge. Piégée par Maxine et Laure, qui lui ont fait croire à une alliance, la candidate n’a pas joué son collier d’immunité lors du quatrième conseil de "Koh-Lanta : les armes secrètes". Une véritable trahison que la jeune femme, instructrice de survie dans le civil, n’a toujours pas digéré comme elle le confie à LCI. 

 

Lors du dépouillement des votes, on lit de la surprise sur votre visage. Comprenez-vous déjà ce qui va se passer ?  

Honnêtement, j’avais conscience du risque que je prenais en ne jouant pas mon collier d’immunité. Je ne suis donc pas tombée des nues. Mais lorsque mon nom est sorti une fois, deux fois… À partir du troisième bulletin, j’ai compris qu’ils me l’avaient mis à l’envers !  

 

Sur le coup vous vous sentez trahie ? Vous êtes en colère ? 

Ce que je ressens d’abord, c’est l’énorme frustration de ne pas être allée plus loin. De la frustration aussi parce que j’ai essayé d’apporter le maximum à mon équipe avec le plus de bienveillance possible. Et c’est vrai que ce n’est pas très agréable d’être remerciée ainsi… Ensuite, c’est le fruit d’une stratégie qui ne correspond pas à mes valeurs. J’étais donc déçue de la manière dont ça s’est fait. Et puis j’ai vite éprouvé une envie de revanche, qui ne m’a pas quittée depuis, d’ailleurs. "Koh-Lanta" est un jeu et on ne peut pas s’étonner qu’il y ait de la stratégie. Mais pour moi la stratégie ce n’est pas trahir et mentir droit dans les yeux. 

J’étais partagée entre l’envie de sauver mes fesses et celle de faire confiance à la petite alliance que je pensais avoir avec Maxine et Laure- Candice

Avez-vous hésité jusqu’au bout à jouer le collier d’immunité ?  

Ah mais elle ne m’a pas lâché jusqu’au bout. J’étais partagée entre l’envie de sauver mes fesses et celle de faire confiance à la petite alliance que je pensais avoir avec Maxine et Laure. Dans "Koh-Lanta", c’est vrai qu’il n’en restera qu’un à la fin. Mais avancer à plusieurs, c’est quand même bien. Moi, j’avais peur de jouer mon collier pour rien et de créer des tensions inutiles, qu’elles me disent ensuite que je ne leur avais pas fait confiance et que je me retrouve en difficulté au conseil d’après. J’ai eu tort. 

 

Laure dit qu’elle vous trouve "intrusive et envahissante", Maxine que vous êtes super en survie mais que vous avez "oublié d’apprendre à nous connaître". Comprenez-vous leurs critiques ? Et avez-vous l’impression d’avoir fait ou dit quelque chose qui vous a mis à l’écart des rouges ?  

Par rapport à leurs critiques, je trouve ça un peu contradictoire. On me reproche à la fois d’en avoir trop fait et de ne pas m’être intéressé aux autres. Moi j’ai l’impression d’avoir fait le premier pas vers elles et c’est plutôt elles qui me rejetaient. Je pense qu’on était dans une équipe où tout le monde était fort physiquement, où tout le monde avait des choses à apporter. Il fallait donc trouver une raison d’éliminer quelqu’un et les petites erreurs que j’ai pu faire au début ont pris des proportions beaucoup plus importantes que ce qu’elles méritaient.

Vous parlez d’erreurs au niveau humain ?  

Oui. Je suis arrivée en me disant que mon atout c’était la survie, vu que c’est mon activité au quotidien. Or je suis arrivée dans une équipe qui avait déjà un gros niveau dans ce domaine. J’ai essayé d’apporter le maximum en confort à mon équipe, sans imposer les choses, en faisant participer tout le monde. Sauf que certains, je pense surtout aux garçons, avaient envie de tester ce qu’ils avaient appris avant de participer à l’émission. Et ça a pu les frustrer que je les empêche de vivre cette partie-là de l’aventure. J’avais les meilleures intentions du monde, et malheureusement ça s’est retourné contre moi. 

 

Il aurait fallu leur dire que vous étiez comptable à la ville ! 

Oui, et je pense même que je vais me reconvertir ! (Rires). Ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que je me suis retrouvée avec cette place de chef à l’issue de la première épreuve, ce que je redoutais avant même de partir faire l’émission. Sans parler du fait que j’étais la plus jeune, la plus petite en taille. Je voulais être légitime en leur apportant ce que je savais.

Quand on pense à la survie, on pense à Bear Grylls, à Mike Horn. Pas à une nana, encore moins une nana de 25 ans- Candice

Vous êtes effectivement instructrice de survie. Ça faisait de vous la candidate idéale à "Koh-Lanta", non ?  

Être instructrice de survie, c’est un avantage, comme un inconvénient. Dans le sens où la survie comme je l’enseigne à mes stagiaires, c’est l’opposé total de Koh-Lanta. Le but c’est d’aller le plus loin ensemble, de favoriser l’entraide jusqu’au bout. Or dans l’émission, l’entraide est présente les premiers jours sur le camp. Mais après il faut qu’on s’élimine pour qu’il n’en reste qu’un à la fin. Je pense que ça a un peu biaisé ma manière de voir les choses. Et puis je suis quelqu’un de beaucoup trop gentille dans la vie de tous les jours. J’ai envie de croire en la bonté de l’être humain et je ne croyais pas que la stratégie pouvait arriver si tôt.  

 

Rassurez-moi : vos stagiaires vous écoutent plus que les rouges, non ?  

(Rires) Carrément ! Après, dans les raisons qui m’ont poussées à faire ce métier, il y a le fait que dans l’inconscient collectif la survie est quelque chose de beaucoup plus réservé aux hommes. Quand on pense à la survie, on pense à Bear Grylls, à Mike Horn. Pas à une nana, encore moins une nana de 25 ans. Mais lorsque je suis en stage, les gens sont vraiment là pour apprendre, et forcément plus à l’écoute. Ils ne vont pas mettre à l’écart la personne qui est là pour leur apprendre des choses.

J’ai toujours un grand sentiment d’inachevé et une envie de revanche hyper importante- Candice

Vous croyez que les rouges ont pensé devenir plus forts en vous faisant partir ?  

C’est ce qu’ils croient, oui. Après on verra la suite du jeu… (Rires) 

 

Que retiendrez-vous de cette aventure ?  

Je suis trop compétitrice pour me satisfaire d’être partie si tôt. Après je suis ravie et fière d’avoir pu participer à une telle aventure. J’en ai pris plein les yeux, j’ai fait des rencontres humaines très chouettes, notamment avec Marie avec qui j’ai des projets à côté. Je m’entends aussi très bien avec Frédéric, on a des valeurs très proches. Rien que pour ça, ça valait le coup. Après j’ai toujours un grand sentiment d’inachevé et une envie de revanche hyper importante. Que ce soit pour "Koh-Lanta" ou d’autres projets.

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Justement, comment se porte votre activité d’instructive de survie avec le Covid ? 

Eh bien vous n’êtes pas sans savoir qu’on vient de nous annoncer que nos déplacements étaient limités à 10 km ! Vu que j’habite en centre-ville, ça va être difficile d’y organiser des stages… Pour le moment c’est à l’arrêt total et c’est bien triste parce que j’avais pas mal de choses programmées à partir de ce week-end. Et là, tout est tombé à l’eau du jour au lendemain. Mais comme je suis un peu hyperactive sur les bords, j’ai aussi développé d’autres activités. À la base, je suis photographe, je me suis spécialisée dans le domaine culinaire. Pas de chance, tous les restaurants sont fermés ! (Rires). Et depuis peu de temps, je suis devenue chroniqueuse sportive pour une télé locale qui s’appelle TL7. Je présente aussi une émission. Je ne pensais pas faire ça un jour mais l’opportunité s’est présentée. Et dans ces cas-là, je prends !  

 

Si TF1 cherche quelqu’un pour remplacer Denis Brogniart, on vous appelle ? 

Oui, mais avant j’aimerais bien prendre ma revanche dans l’émission !  

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