Comment la reine et Buckingham ont joué la montre avant de répondre à l’interview de Meghan et Harry

Comment la reine et Buckingham ont joué la montre avant de répondre à l’interview de Meghan et Harry

TIC TAC - Elizabeth II et ses équipes ont pris le temps de la réflexion pour réagir aux nombreuses accusations lancées par la duchesse et le duc de Sussex lors de leur entretien avec Oprah Winfrey. Son communiqué a été publié après deux jours d'un silence assourdissant.

La maison Windsor brûle, mais ne comptez pas sur Charles pour jouer les pompiers. Le prince de Galles a assuré ses engagements royaux comme si de rien n’était ce mardi 9 mars en visitant un centre de vaccination londonien. Une première sortie officielle deux jours après la diffusion d’une interview-confession des plus dévastatrices pour son clan, dans laquelle son propre fils dit avoir été "déçu" par lui. 

Alors forcément, les journalistes présents ne pouvaient pas le laisser s’échapper sans lui demander ce qu’il avait pensé de l’échange entre Harry, sa belle-fille Meghan et l’animatrice Oprah Winfrey. La question lui est posée alors qu’il quitte l’établissement. Mais n’aura jamais de réponse, le futur roi préférant s’éclipser en riant nerveusement et en faisant mine de ne rien entendre.

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Meghan et Harry : l'interview qui fait trembler la couronne britannique

La séquence symbolise à elle seule le choc entre des médias impatients d’obtenir une réaction officielle du palais et un palais en état de siège, désireux de ne pas communiquer trop vite. Twitter s’est transformé lundi en base de repli où les spécialistes de la couronne racontaient comment ils avaient dû battre en retrait après s’être heurté au silence de Buckingham. Les téléphones de toutes les personnes susceptibles de leur répondre étaient coupés. Signe que l’heure est grave et que les équipes royales tentent d’éteindre l’incendie coûte que coûte. The Times rapporte qu’un communiqué "soulignant l’amour et l’inquiétude de la famille pour le couple" était prêt à être envoyé dès lundi soir. Mais Elizabeth II s’y est opposée, préférant prendre le temps pour formuler sa réponse à ses petits-enfants.

Les tabloïds partent à la chasse "au raciste royal" après les révélations des Sussex

"Cette fois, un silence digne de la part de la famille royale ne sera pas suffisant pour mettre fin à la polémique", souligne Rihannon Mills de Skynews. "Le palais en crise", titrait mardi matin la presse britannique dans son ensemble. Car les accusations lancées contre l’institution par Meghan et Harry sont graves. La duchesse de Sussex a notamment raconté qu’un membre de la famille royale avait eu "des inquiétudes" sur la couleur de peau de son fils Archie avant même sa naissance. Ni elle ni son époux n’ont souhaité communiquer le nom de la personne concernée. Oprah Winfrey a dès le lendemain indiqué qu’il ne s’agissait ni de la reine ni du prince Philip. Mais qui alors ? La presse tabloïd s’est lancée depuis dans une grande chasse aux sorcières, renommée chasse "au raciste royal" par The Sun pour découvrir l’auteur de ce commentaire.

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Meghan a également reproché à l’institution de n’avoir pas entendu ses appels à l’aide alors qu’enceinte de cinq mois, elle a pensé au suicide. De quoi remettre en cause les campagnes en faveur d’une libération de la parole autour de la santé mentale menée notamment par Kate, William et Harry au sein de Heads Together. Camilla Tominey du Telegraph estime que "le point de non-retour" a été atteint entre les Sussex et le reste de la famille. Il pourrait aussi avoir été atteint pour une poignée de Britanniques qui ont hissé en tête des tendances sur Twitter #AbolishTheMonarchy – abolissez la monarchie – au lendemain de la diffusion de l’interview. Le Daily Express propose même ce mardi un sondage en ligne, demandant si le Royaume-Uni devrait organiser un référendum sur l’avenir de la monarchie.

La reine a fini par s'exprimer mardi soir dans un communiqué dans lequel elle assure prendre "très au sérieux" les accusations de racisme. Un peu plus tôt dans la journée, Thomas Markle n’a lui pas manqué de s’inviter à la télévision britannique. Le père de Meghan était invité de "Good Morning Britain" sur ITV, présentée par Piers Morgan, qui a noué d’étranges liens avec l’Américain tout en détestant cordialement sa fille. Dans un extrait inédit de son interview, la duchesse a expliqué à Oprah avoir été "trahie" par son père qui avait accepté d’être rémunéré par les tabloïds pour de fausses paparazzades. En duplex du Mexique, le principal intéressé a répété qu’il s’était excusé "au moins 100 fois" auprès de sa fille et de son gendre qu’il n’a jamais rencontré - sans que personne ne revienne vers lui. Et assure que non, la famille royale n’est pas raciste. Voilà un défenseur dont la couronne se serait sans doute bien passée…

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