"Controlling Britney Spears" sur Prime Video : une plongée édifiante dans son quotidien sous tutelle

"Controlling Britney Spears" sur Prime Video : une plongée édifiante dans son quotidien sous tutelle

CHOC – Après "Framing Britney Spears", le "New York Times" signe un nouveau documentaire éclairant les conditions très strictes de vie de la chanteuse pendant 13 ans. Une enquête disponible en France le 2 décembre, pour les 40 ans de la pop star aujourd’hui libre.

Il y a deux dates que les fans de Britney Spears n’oublieront pas de cette folle année 2021. Le 2 décembre, qui verra leur idole fêter ses 40 ans. Et le 23 juin, journée clé dans sa route vers la liberté. Ce mercredi du mois de juin, ils sont des dizaines, armés de leurs pancartes #FreeBritney, postés devant un tribunal de Los Angeles. 

Rassemblés en petits groupes, tous tendent l’oreille vers des téléphones d’où sort la voix de la chanteuse. Fébrile mais confiante, elle s’exprime pour la première fois publiquement au sujet de la mesure de tutelle qui régit son quotidien depuis 13 ans. La séquence, poignante, fait l’ouverture d’un nouveau documentaire sur le combat de l’artiste pour reprendre enfin sa vie en main.

Toute l'info sur

#FreeBritney : Britney Spears enfin libérée de sa tutelle

Après Framing Britney Spears, le New York Times poursuit son enquête avec Controlling Britney Spears. Disponible depuis la fin septembre aux États-Unis, le film d’un peu plus d’une heure arrive enfin en France sur la plateforme Prime Video sans avoir été mis à jour. Si c’est regrettable, ce n’est pas l’essentiel. S’y plonger alors que la chanteuse a été libérée de toute tutelle le mois dernier ne fait que renforcer la puissance du propos. Car le documentaire donne la parole à ceux qui ont observé de l’intérieur les conséquences d’un tel régime sur la jeune femme. Mis en place en 2008 "dans l’intérêt" de l'interprète de "Toxic", il a surtout servi à son entourage.

Les intervenants décrivent une Britney déboussolée, très isolée et abusée par des proches qui l’ont transformée en machine à cash. Si le père de Britney Spears est le visage public de la tutelle, en coulisses d’autres l’ont épaulé dans un contrôle toujours plus restrictif. Voire illégal. Le film met au jour un triumvirat surpuissant formé de Jamie Spears, Edan Yemini, qui s’occupait de la sécurité de la star avec son entreprise Black Box Security, ainsi que Robin Greenhill, une employée de la société Tri Star Sports & Entertainment qui gérait toute la partie business et financière des activités de la chanteuse.

Éthiquement, c'était très limite. Ils ne la traitaient pas comme un être humain- Alex Vlasov, ancien employé de la sécurité de Britney Spears

"Jamie, Edan et Robin étaient impliqués dans toutes les actions de Britney", décrit face caméra Alex Vlasov, un ancien employé de Black Box Security. Poursuivie par les paparazzi à l’extérieur, la chanteuse était prisonnière de sa propre maison. "Toutes ses demandes étaient contrôlées et enregistrées. Ses relations intimes étaient contrôlées. Elle ne pouvait pas recevoir d’invités sans que ces trois personnes soient au courant. Selon Edan, on aurait dit un enfant ou une mineure qui a besoin de l’aval de ses parents", raconte-t-il. Britney Spears ne pouvait pas conduire, utiliser sa carte bleue ou même se faire de nouveaux amis. Chaque nouvelle rencontre avec un homme devait au préalable être approuvée par son père.

"Éthiquement, c’était très limite", poursuit Alex Vlasov, qui pendant près de 9 ans a œuvré à la sécurité de Britney Spears, révélant que le portable de la star était surveillé et que des micros ont été posés dans sa chambre à son insu. Plus de 180 heures d’enregistrement audio ont ainsi été captés selon le New York Times. "Ils ne la traitaient pas comme un être humain", résume l’ancien salarié de Black Box Security qui dit avoir choisi de briser le silence après le témoignage de Britney Spears du 23 juin. 

En vidéo

"Je ne suis l'esclave de personne" : Britney Spears se rebelle au tribunal

Elle avait déjà pourtant fait part de son mal-être, quelques semaines après le début de la tutelle. À l’automne 2008, Britney Spears est suivie par les caméras du documentaire For the record pour son retour sur scène. "Si je n’étais pas autant sous surveillance de tous ces avocats, ces médecins et des gens qui m’analysent… Si ça n’existait pas, je me sentirais libérée. Je serais moi-même", glisse-t-elle l’air triste. Avant de fondre en larmes et d’affirmer que personne ne l’écoute dans son entourage. 

Lire aussi

Une impuissance qu’elle a tentée d’exprimer face à la cour à plusieurs reprises ces dernières années. Sans succès. Il lui aura fallu attendre 13 ans pour être entendue. Un parcours long et tortueux, rageant aussi. Le combat est loin d'être terminé car son nouvel avocat Mathew Rosengart est bien décidé à traîner en justice chaque personne qui s'est enrichie sur le dos de sa cliente. De quoi inspirer d'autres documentaires à l'avenir. Et peut-être redessiner les contours du concept même de tutelle aux États-Unis.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Décès de Gaspard Ulliel : ce que l'on sait sur les circonstances de l'accident de ski

Disparition de Gaspard Ulliel : qui est sa compagne Gaëlle Pietri, mère de leur fils Orso ?

EN DIRECT - Levée des restrictions : jauges, masque, télétravail, discothèques, école... les annonces de Jean Castex

Covid-19 : la nouvelle hausse des contaminations en France provoquée par le BA.2, un sous-variant d'Omicron ?

Grève des enseignants : à quoi faut-il s'attendre pour la manifestation de ce jeudi ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.