De duchesse déchue à autrice de roman à succès, Sarah Ferguson signe un retour en grâce

De duchesse déchue à autrice de roman à succès, Sarah Ferguson signe un retour en grâce

NOUVELLE VIE – La plus sulfureuse des ex-belles-filles de la reine d’Angleterre s’est invitée dans les médias anglo-saxons à l’occasion de la sortie en librairies de sa première fiction pour adultes. Une romance chaste dans la lignée de "La Chronique des Bridgerton" qui sonne comme un nouveau départ pour la jeune sexagénaire, enfin débarrassée de ses vieux démons.

Elle a longtemps été en guerre avec elle avant d’en faire son meilleur allié. Sarah Ferguson joue de la presse comme personne, s’invitant ces dernières semaines en couverture des plus grosses parutions anglo-saxonnes. C’est que la duchesse d’York a quelque chose à vendre. Un premier roman pour adultes dont elle est très fière et qu’elle décrit comme "un rêve devenu réalité".

Her Heart for a compass raconte l’histoire d’une fougueuse héroïne de 18 ans aux cheveux roux qui a hâte d’épouser son amant écossais contre l’avis de son père. D’abord portée aux nues, elle finit par être mise au ban de la société victorienne du 19e siècle. 

Un parcours en dents de scie vers la liberté qui rappelle cruellement celui de la duchesse, mais qui est en fait très librement inspiré de la vie de son arrière-grand-tante, Lady Margaret Montagu Douglas Scott. "Je pense que les lecteurs verront les parallèles entre mon héroïne et moi. Elle est rousse, elle a de la volonté et elle est dirigée par son cœur. Elle attire l’attention de la presse et démarre une carrière comme autrice mais au final, c’est une œuvre de fiction et pas une autobiographie", assure au DailyMail Sarah Ferguson, qui a mêlé sa plume à celle de Marguerite Kaye pour accoucher de ce récit.

Diana était toujours décrite comme une sainte, moi comme une pécheresse- Sarah Ferguson dans "Town and Country"

Publié par l’éditeur Mills & Boon qui est spécialisé dans les œuvres romantiques, le roman de la duchesse s’inscrit dans la lignée de La Chronique des Bridgerton mais a déçu les journalistes britanniques qui l’ont presque trouvé "trop chaste". Comme si la sulfureuse Fergie avait perdu le piquant qui la caractérisait. "Quand vous avez le sens de l’humour et que vous êtes rousse, tout le monde vous prend pour un grand ouragan. Mais parfois, vous ne voulez pas être la tempête", assène à People une sexagénaire plus apaisée que jamais. À 61 ans, la mère des princesses Eugenie et Beatrice a laissé derrière elle les scandales qui ont construit sa légende.

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Entrée dans la famille royale britannique à l’âge de 26 ans après son mariage avec le prince Andrew en 1986, Sarah Ferguson a fait le bonheur des tabloïds qui n’ont eu de cesse de la comparer à sa belle-sœur. "Diana était toujours décrite comme une sainte, moi comme une pécheresse", se souvient-elle dans Town and Country. Les deux jeunes femmes contribuent à l’annus horribilis de la reine Elizabeth II en annonçant leur séparation avec leurs princes respectifs en 1992. Cinq mois plus tard, Fergie est photographiée seins nus dans une villa de Saint-Tropez en compagnie de son conseiller financier. Le cliché de trop pour Buckingham ? Celui où son ami, un millionnaire texan, lui lèche les orteils. 

Ses confidences à Oprah, avant Meghan et Harry

Lorsque le divorce avec Andrew est prononcé en 1996, Sarah Ferguson perd son titre d’altesse royale mais parvient à garder celui de duchesse. Une image sur laquelle elle tente de surfer aux États-Unis. Égérie Weight Watchers outre-Atlantique, elle fait une apparition dans Friends à la fin des années 1990 et s’invite sur la chaîne QVC – l’équivalent du Téléshopping. Elle ouvre la voie à Meghan et Harry en allant plusieurs fois à confesse chez Oprah Winfrey. C’est chez elle que Fergie vient s’expliquer en 2010 après avoir été piégée par le tabloïd News of the World. Une vidéo filmée en caméra cachée la montre en train de demander 500.000 pounds en échange d’un accès à son ex-mari. Elle avoue notamment avoir été ivre au moment des faits.

L’année suivante, elle reconnaît avoir fait "une énorme erreur de plus" en acceptant qu'une partie de ses dettes soient réglées par Jeffrey Epstein, millionnaire américain aujourd'hui décédé et condamné pour avoir eu recours aux services de prostituées mineures. Une affaire dans laquelle est embourbée son ex-mari, dont elle est restée très proche et qu’elle continue à soutenir malgré tout. 

Cette semaine, c’est son gendre qu’elle a défendu. Jack Brooksbank, époux de sa cadette Eugenie et mère de son premier petit-fils August, a été photographié en charmante compagnie sur un bateau au large de l’Italie. "C’est un homme très intègre. Il est l’une des personnes que je préfère. Je l’appelle James Bond", a-t-elle assuré. Celle qui allumait les incendies chez les Windsor vient désormais les éteindre. Persona non grata au mariage de Kate et William, elle a été invitée à celui de Meghan et Harry. Si la famille royale a su lui pardonner ses incartades, le public aussi. Son roman était déjà numéro un des ventes sur Amazon UK au lendemain de sa sortie.

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