Deborah de Robertis récidive avec une performance osée au musée Guimet

CULTURE
SURPRISE – Deborah de Robertis, artiste qui a l’habitude de dévoiler son anatomie, a récidivé dimanche au musée Guimet lors de l’exposition consacrée au photographe japonais Araki.

Entre exhibitionnisme et performance artistique, Deborah de Robertis a encore frappé. L’artiste luxembourgeoise a pris ses quartiers dimanche en fin de journée au musée Guimet, à Paris, où se tient une exposition consacrée à Araki, photographe japonais mondialement connu pour ses images de femmes nues ligotées selon l’art du kinbaku ou bondage.  


Après s’être assise dans un des couloirs, la jeune femme s’est mise à manger à pleines mains une pastèque posée entre ses jambes, selon 20 minutes qui a révélé l’information. Devant un public, pas vraiment choqué, la jeune femme, vêtue d’un kimono transparent, une caméra Go Pro fixée sur son front, a poussé des râles de plaisir en dévorant son fruit dont le jus coulait sur sa poitrine. 


Avec cette mise en scène, Deborah de Robertis entendait reproduire une photo d’Araki sur laquelle une Japonaise, accroupie dans la rue, déguste une pastèque. Alors que la performeuse était applaudie, les vigiles l'ont stoppée net et ont fait évacuer le musée avant l’heure de fermeture prévue. Appelée sur place, la police a embarqué la jeune femme qui n’en est pas à son coup d’essai. 


En janvier dernier, au musée d’Orsay, l’artiste luxembourgeoise s’était allongée nue devant le tableau de Manet "Olympia" en reproduisant la pose de la célèbre courtisane. En mai 2014, dans le même musée, elle avait exposé son sexe en s’asseyant cuisses écartées devant "L’origine du monde", de Gustave Courbet. 


Agée de 32 ans, la performeuse souhaite nous interroger sur les relations entre les hommes et les femmes et sur notre rapport à la nudité qui a envahi la publicité et l’art mais qui est parfois violemment rejetée dans nos sociétés. 

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