Faut-il dégainer son portefeuille pour le remake des "Sept Mercenaires "?

Faut-il dégainer son portefeuille pour le remake des "Sept Mercenaires "?

MATCH – Antoine Fuqua, le réalisateur de "Training Day" et "Equalizer", a fait appel à son grand ami Denzel Washington pour diriger le gang des Sept Mercenaires dans un remake du film culte de John Sturges sorti en 1961. Une bonne idée ou, au contraire, le reflet d’une carence scénaristique à Hollywood ? LCI est partagé.

Denzel Washington, Chris Pratt ou encore Ethan Hawke sont les têtes d'affiches du remake des "Sept Mercenaires", en salles ce mercredi. Pas tout à fait convaincant, mais pas désagréable non plus. LCI pèse le pour et le contre...

A VOIR... 

Si vous n’avez jamais vu le film avec Yul Brynner , Steve Mc Queen et Charles Bronson, ni même Les Sept Samouraïs de Kurosawa dont il était très librement inspiré. Sans ces références en tête,  ce remake de remake devrait vous plaire ave son lot de chevauchées dans le far West, de duels au colt, de lancers de poignards, de bastons de saloons, de blagounettes (plus ou moins efficaces) et de morceaux de bravoure. S’il ne change pas la trame du récit (un groupe de mercenaires aide un village persécuté par un grand méchant), Antoine Fuqua met en effet le paquet niveau action, zappe les temps morts et signe un western musclé et grand public.  

A EVITER .... 

Si vous êtes accro au film culte, considéré comme l’un des derniers westerns classiques avant la vague spaghetti. Vous risqueriez en effet de ne trouver que peu d’intérêt à cette relecture. Lui manquent en effet une certaine âpreté et un premier degré certain, et bien sûr, la patine vintage, notamment dans l’interprétation parfois surlignée mais tellement jouissive du casting d’origine. Difficile par ailleurs d’égaler la force dramatique de l’illustre thème de Berstein auquel Antoine Fuqua rend néanmoins hommage dans son générique final. 

A TENTER...

Si vous êtes fan de Denzel Washington, tout aussi magnétique et droit dans ses bottes que Yul Brynner à l’époque. Son personnage et ses acolytes, issus de diverses communautés, permettent par ailleurs d’évoquer les problématiques raciales de façon plus large et contemporaine que ne le faisait son prédécesseur. Quant à Chris Pratt, il charme toujours autant en justicier dragueur et blagueur mais devrait prendre garde à ne pas s’enfermer dans cette panoplie après Jurassic World et Les Gardiens de la Galaxie. Les autres personnages sont un peu sous-exploités, notamment Ethan Hawke en tireur d’élite hanté par ses morts, mais il serait malhonnête de bouder son plaisir devant ce divertissement pop corn.

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