Mon journal de Cannes, épisode 3 : et il est où le Covid ?

Mon journal de Cannes, épisode 3 : et il est où le Covid ?

BILLET D'HUMEUR – Du 6 au 17 juillet, je vous raconte depuis la Croisette la 74e édition du Festival de Cannes de l'intérieur, entre coups de cœur et coups de griffes.

Le sujet de conversation préféré des festivaliers ? Le protocole sanitaire, loin, très loin devant le costume rose de Spike Lee. Quelques jours avant l’ouverture de cette 74 édition, nous avons tous reçu un mail long comme le bras précisant à quelle sauce nous serions mangés, vaccinés ou pas vaccinés, intégralement ou dans l’attente d’une deuxième dose. Ce qui n’a pas empêché le magazine Variety de consacrer dès lundi un article à une jeune Américaine originaire du Tennessee, contrainte de cracher 15 fois dans un tube pour réussir son test salivaire. "C’était dégoûtant", raconte la malheureuse, qui débarquait pour la première fois sur la Croisette. Et qui va sans doute se souvenir longtemps de son séjour.

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Le Festival de Cannes de retour après un an de pandémie

Et soudain Spike fait la bise à Roselyne

Pour ma part, je suis simplement contraint de faire scanner mon passeport sanitaire à chaque entrée et sortie du Palais des Festivals, un moindre mal pour accéder aux projections. Le port du masque y est obligatoire (et on ne le rappelle avant chaque projection), tout comme en salle de presse où lors de ma première visite, un gentil responsable m’a demandé de le remonter sur mon nez alors que je n’avais pas encore réussi à me connecter au Wi-Fi. "Je vous préviens, ça va durer deux semaines, donc parfois je vais le retirer pour respirer", lui ai-je poliment fait remarquer. 48 heures plus tard, l’ambiance s’est nettement détendue, les élastiques aussi.  

 

Sur le tapis rouge, la situation est plus politique. Le port d’un masque noir est réclamé aux photographes et caméramans, pour des raisons esthétiques paraît-il. Mais comme nous sommes en extérieur, rien n’oblige les stars à se protéger le visage, et elles ne s’en privent pas, comme vous avez pu le constater à la télévision. Pour ce qui est des gestes barrières, c’est disons… aléatoire, avec en point d’orgue la fameuse bise du président du jury à Roselyne Bachelot en haut des marches. Certains crient au scandale. Mais en refusant ce geste d’affection, notre ministre de la Culture aurait sans doute pris le risque d’une grave crise diplomatique, non ?

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En fait le seul endroit où le Covid-19 n’existe pas à Cannes, c’est sur les écrans. En grande partie parce que de nombreux films comme Annette, Benedetta ou The French Dispatch ont été tournés bien avant l’apparition de la pandémie, ou que leur intrigue ne s’y prête tout simplement pas. Nous ne sommes qu’aux premières heures de ce cru 2021, mais je doute que la tragédie qui secoue la planète depuis dix-huit mois soit très présente dans les films que je vais découvrir. Et à vrai dire, je n’en ai pas du tout envie, ni aujourd'hui, ni demain. 

 

Aux dernières nouvelles, Dany Boon a réalisé un film durant le second confinement. Les Américains en ont fait quelques-uns aussi. Mais franchement, qui a envie de se cogner des comédies romantiques dont les amants se disent "Je t’aime" sous des masques chirurgicaux ? Hormis dans Grey’s Anatomy, je ne vois pas. "Le cinéma, c’est la vie en mieux", disait Claude Lelouch. Et moi je compte sur le Septième art pour entretenir la douce nostalgie d’un monde où il n’était pas nécessaire de cracher 15 fois dans un tube pour se faire une toile. 

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