Mon journal de Cannes, épisode 8 : qui n’a pas dormi un jour en projo lève le doigt !

Mon journal de Cannes, épisode 8 : qui n’a pas dormi un jour en projo lève le doigt !

BILLET D'HUMEUR – Du 6 au 17 juillet, je vous raconte depuis la Croisette la 74e édition du Festival de Cannes de l'intérieur, entre coups de cœur et coups de griffes. Aujourd'hui : les effets ravageurs du manque de sommeil sur mon cerveau de cinéphile.

Malgré l’expérience, il y a un truc qui ne change pas à Cannes : la fatigue. Impossible, au bout d’une semaine à enchaîner les films, les interviews ou à écrire cette chronique, de ne pas discrètement piquer du nez durant une projection. C’est un phénomène spontané, le corps n’y peut rien. Même en se soumettant à une hygiène alimentaire stricte et en évitant les soirées champagne à volonté – bon ok, j’ai fait une exception, mais c’était pour le travail, je vous le jure… 

Dimanche, j’ai vécu ma première sortie de route durant la séance de Drive my car, le film le plus long de la compétition. Sur le programme, il était marqué 2h59 mais je soupçonne les organisateurs d’avoir triché de quelques minutes pour convaincre les récalcitrants, un peu comme lorsqu’on essaie de vous vendre un forfait mobile à 19,99 euros pour ne pas avoir l’impression de payer 20. Surtout lorsque le film est programmé à l'heure de la sieste.

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La virée en Saab, c'est fatal

Au tout début de cette adaptation d’une nouvelle du génial Haruki Murakami, une scénariste de télévision trouve ses meilleures idées après avoir atteint l’orgasme et les raconte à son mari avant de s’endormir. Si le réalisateur Ryusuke Hamaguchi a su mettre en images la plume hypnotique de l’auteur de Kafka sur le rivage, les longues virées en Saab du personnage principal, un champion du monde des taiseux, m’ont poussé dans mes derniers retranchements.

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Et c’est là qu’un phénomène étrange s’est produit : en luttant avec ce bon vieux Morphée, des souvenirs des jours précédents ont surgi devant mes yeux sans prévenir. La poupée Annette, le sextoy de Benedetta, le costume rose de Spike Lee, le sandwich au saumon d’André Dussollier et l’acteur israélien du Genou d’Ahed déambulant dans le désert en écoutant "Be My Baby" de Vanessa Paradis. Et tout ça avant d’avant d’avoir vu le Kirill Serebrennikov !

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J’avoue, je mélange un peu tout, mais c’est ça aussi Cannes. Un cocktail d’images fortes ou anodines en apparence qui impriment la rétine et rongent le subconscient en mode aléatoire, comme si vous aviez confié la télécommande de votre cerveau à un démon cinéphile. À moins qu’il ne s’agisse de la puce 5G qu’on m’a injecté dans le bras à mon insu ? Contre ce type d’hallucinations il n’y a hélas pas de remède miracle, sinon une bonne cure de repos. Mais ça, ce sera pour plus tard…

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