"Fille d'un monstre", Audrey Pulvar revient sur les accusations de pédocriminalité visant son père

Audrey Pulvar est revenue avec émotion sur les accusations de pédocriminalité qui visent son père aujourd'hui décédé.

TEMOIGNAGE - Sur France Inter, l'ancienne journaliste devenue adjointe à la maire de Paris, a réagi aux accusations de pédophilie à l'encontre de son défunt père, Marc Pulvar.

Elle a décidé de prendre la parole. Invitée sur France Inter ce lundi 15 février, Audrey Pulvar est revenue sur les accusations de pédocriminalité visant son père, le syndicaliste martiniquais Marc Pulvar. Début février, trois cousines de l'ancienne journaliste devenue adjointe à la maire de Paris chargée de l'alimentation durable, de l'agriculture et des circuits courts, accusaient Marc Pulvar d'avoir abusé d'elles lorsqu'elles étaient enfants. 

"Si je me suis tue depuis huit jours, c'est parce que pour moi l'important c'était que les victimes puissent s'exprimer. Et qu'effectivement ici, à Paris, en France métropolitaine, ce n'est pas 'l'affaire Marc Pulvar', qui est quand même l'auteur des crimes, ce n'est pas la parole des victimes qu'on a entendue, c'est mon nom qui a été mis en exergue", explique la candidate à la présidence de la Région Ile-de-France.

Toute l'info sur

Inceste : la parole se libère

Lire aussi

Audrey Pulvar a ajouté avoir été mise au courant des agissements de son père décédé en 2008, il y a une vingtaine d'années. "C'est quelque chose qui est très difficile... Ce matin, je suis là en tant que fille d'un pédocriminel, donc fille d'un monstre, au sens actuel qu'on donne à ce mot", poursuit-elle. "À un moment, vous vous demandez si vous n'êtes pas un peu un monstre vous-même. Les choses sont un peu moins simples qu'elles n'y paraissent", poursuit l'élue qui estime qu'il ne lui est pas venu à l'idée de dénoncer son père. 

Ce qu'on veut c'est qu'on ne viole plus... - Audrey Pulvar

"Quand j'avais 5 ans, 6 ans, 7 ans, il s'est passé des choses dont je sentais qu'elles n'étaient pas normales. Mes parents se sont séparés quand j'avais 5 ans, je passais les vacances d'été avec mes cousines, avec mon père, en camping, et j'étais avec une de mes cousines, et il y avait un climat que je ne comprenais pas", se souvient Audrey Pulvar. "Ma cousine m'a même dit un jour, dans ma tête elle avait 7 ans, elle m'a dit 'ton père met sa main dans ma culotte'. Ça m'avait tétanisée, j'avais 6 ans, et après ces souvenirs ont été cadenassés dans cerveau, pendant des années, pendant 25 ans", poursuit-elle avec beaucoup d'émotion.

Elle a terminé l'entretien en larmes, demandant aux gens d'écouter les victimes et de faire en sorte que ces atrocités ne soient plus commises. "Ce qu'on veut c'est qu'on ne viole plus... Et donc dans cette société se pose la question de savoir à quel point chacun et chacune est concerné par ce qu'il se passe, et comment chacun et chacune, à son niveau, doit se poser la question de la façon dont on identifie les signaux, dont on empêche ce genre de crimes". 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Vaccination : les dates à connaître en fonction de votre tranche d’âge

EN DIRECT - Covid : seul le Pas-de-Calais confiné le week-end, pas l'Ile-de-France ni Paris

Le déconfinement, quand et comment ? Une réunion interministérielle à l'Élysée ce mercredi après-midi

CARTE - Covid-19 : où en est l'épidémie dans votre département ?

Allocations Pôle Emploi : trois cas pour comprendre le nouveau calcul

Lire et commenter