"Framing Britney Spears" : le documentaire sur la chute de la popstar émeut le tout Hollywood

"Framing Britney Spears" : le documentaire sur la chute de la popstar émeut le tout Hollywood

CHOC – Produit par le "New York Times" pour la chaîne FX, le film, qui arrive sur Amazon Prime le 5 avril, retrace avec précision le parcours de la chanteuse. Un éclairage glaçant sur le rôle d'une société misogyne dans la perte de repères d’une jeune femme qui vit sous la tutelle de son père.

Le hashtag est devenu un cri de ralliement. Comme un appel à se soulever contre un système injuste qui, selon ses fans, emprisonne l’une des stars de la pop les plus iconiques dans sa propre vie. Le mouvement #FreeBritney a gagné de nouveaux soutiens depuis le 6 février et la diffusion, sur la chaîne FX et la plateforme Hulu d'un documentaire consacré à la descente aux enfers ultra médiatisée de Britney Spears.

Sur Twitter, les actrices Sarah Jessica Parker et Bette Midler ainsi que la chanteuse de Garbage Shirley Manson font partie des célébrités à avoir partagé ce mot-clé. "Nous sommes désolés, Britney", s’excuse même Courtney Love. Car c’est avant tout notre propre complicité dans la chute de l’interprète de …Baby One More Time que pointe ce film d’un peu plus d’une heure.

Tout le monde voulait un morceau d’elle- Un paparazzi au sujet de Britney Spears

Son titre résonne déjà comme un avertissement. Framing Britney Spears (soit Piéger Britney Spears en VF). Ou comment la société misogyne a détruit une jeune femme qui ne demandait qu’à vivre sa vie comme elle l’entendait. Le documentaire rembobine le parcours de la chanteuse de sa Louisiane natale à Las Vegas, de sa toute première apparition à la télévision à 9 ans à ses multiples allers-retours au tribunal. Son image de petite fille sage façonnée par des débuts chez Disney au Mickey Mouse Club est rapidement déformée par des médias qui ne veulent pas la voir grandir. Quand son histoire d’amour avec Justin Timberlake vire au vinaigre, c’est elle et seulement elle qui en fait les frais publiquement. 

Alors qu’il bâtit sa carrière solo avec un tube dans lequel il l’accuse d’adultère, elle est interrogée sur sa part de responsabilité dans cette rupture. "Vous lui avez brisé le cœur. Vous lui avez fait tellement de peine. Qu’avez-vous fait ?", insiste la journaliste Diane Sawyer dans une interview de 2003, exemple parmi d’autres de slut shaming caractérisé. Britney Spears, 22 ans, finira l’entretien en larmes. Étiquetée "mauvaise fille", elle est aussi qualifiée de "mauvaise mère" par la presse tabloïd après la naissance de son premier fils Sean Preston en 2005. "Tout le monde voulait un morceau d’elle", commente un paparazzi. La chanteuse devient la cible favorite de la presse à scandales qui trouve en elle sa nouvelle poule aux œufs d’or. Elle en fera une chanson, Piece of me (Un morceau de moi). Ses malheurs font vendre, même à la télévision. Les présentateurs de talk-show enchaînent les sketchs sur elle, même l’émission familiale La Famille en or s’amuse de ses déboires. Et ose la question : "Qu’a perdu Britney Spears ces dernières années ?" Parmi les réponses ? "Son mari", "ses cheveux" et "sa tête".

Je sais qu’à un moment donné, elle racontera son histoire- Felicia Culotta, l'ancienne assistante de Britney Spears

Personne n’a oublié cette séquence de 2007 où la chanteuse se rase elle-même le crâne devant les caméras. Sauf qu’à l’époque, la diffusion des images fait plus grand bruit que les interrogations sur la santé mentale de la jeune femme. Hospitalisée l’année suivante, elle est placée sous la tutelle de son père Jamie quelques semaines plus tard. C’est lui qui prend désormais toutes les décisions pour elle. Une mesure toujours en place douze après, que contestent aujourd’hui les fans de Britney Spears. Ils estiment que leur idole est privée de liberté contre son gré, allant jusqu’à chercher des appels au secours cryptés dans ses posts Instagram.

Framing Britney Spears dresse le portrait d’un père absent, plus intéressé par les retombées financières de la starification de sa fille que par sa fille elle-même. "La seule chose que Jamie m’a dite, c’était : 'Ma fille va être tellement riche qu’elle me paiera un bateau'", raconte une responsable de la maison de disques Jive Records. De quoi raviver la colère des admirateurs de l’artiste, qui voient en Jamie Spears l’ennemi numéro un au bonheur de leur idole. Aujourd’hui âgée de 39 ans, la jeune femme, dont la carrière est en pause depuis 2019, assure ne pas vouloir sortir de son régime de tutelle. Elle souhaite simplement être encadrée par des professionnels et non plus par son père. "Ma cliente m’a informée qu’elle avait peur de son père", avait déclaré en novembre Samuel Ingham, l’avocat de la chanteuse. "Elle ne remontera pas sur scène tant qu’il sera en charge de sa carrière", avait-il ajouté.

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"Je sais qu’à un moment donné, elle racontera son histoire", assure Felicia Culotta, l’ancienne assistante de la star. C’est pour l’instant son petit ami qui prend la parole. Dans un communiqué à People, Sam Asghari "remercie" les fans de sa compagne autour du monde "pour leur amour et leur soutien". "J’ai hâte de vivre un futur normal et incroyable ensemble", insiste-t-il. Mais la normalité n’est pas pour tout de suite. 

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