"C’est trop tard pour les nominations aux Oscars ?" : les tabloïds étrillent Meghan et Harry

"C’est trop tard pour les nominations aux Oscars ?" : les tabloïds étrillent Meghan et Harry

CLASH – À peine terminée l’interview dans laquelle le couple a accusé la presse britannique d’avoir abîmé sa santé mentale, une partie des journaux n’a pas été tendre avec les Sussex et leurs "propos sensationnels".

La boucle semble incassable. Comme si un reproche en entraînait un autre. Le fossé entre Meghan, Harry et les tabloïds s’est creusé davantage ce dimanche 7 mars avec la diffusion d’une interview jugée libératrice par les uns et dévastatrice par les autres. Le duc et la duchesse de Sussex ont longuement expliqué à Oprah Winfrey les raisons qui les ont poussés à plier bagage pour rejoindre la Californie.

"Avez-vous déménagé à cause de la presse britannique qui était partout ou bien parce que vous n’étiez pas assez soutenus par la Firme ?", leur demande la présentatrice. "Les deux", répond celui qui est né au sein d’un système royal qu’il qualifie désormais de "piège".

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Meghan et Harry : l'interview qui fait trembler la couronne britannique

De "Je ne voulais plus être en vie" à "J'ai voulu me tuer"

C’est pour défendre Meghan face "à une vague d’abus et de harcèlement" que Harry s’est une première fois opposé aux tabloïds. Fin 2016, un rare communiqué émanant de Kensington Palace se montrait menaçant et officialisait la relation du prince avec l’actrice américaine. Depuis, le couple n’a eu de cesse de se battre contre cette presse qui a fait de la jeune femme sa cible numéro un après avoir pressé Kate Middleton comme un citron pendant plus de dix ans.

Victime d’une campagne de "media bashing" qui s’est accélérée depuis son mariage, la duchesse de Sussex a vu tous ses gestes disséqués et amplifiés. Pas un jour ne se passe sans qu’un article critique contre elle ne soit publié. Un mouvement qui a sérieusement altéré sa santé mentale et l’a poussée à avoir des pensées suicidaires alors qu’elle était enceinte de cinq mois. "Je ne voulais plus être en vie", raconte-t-elle à Oprah Winfrey. Une phrase totalement transformée en Une du site du DailyMail au lendemain de l’interview. "J’ai voulu me tuer", titre grossièrement le tabloïd. 

Mais c’est encore la duchesse qui fait dans le "sensationnel" à en croire le titre d’un autre article consacré aux accusations de racisme du couple contre Buckingham à l’encontre du petit Archie. Le DailyMail moque ensuite la volonté du couple de "revenir à l’essentiel" et de "vivre de manière authentique" en soulignant que les Sussex sont installés dans une villa valant tout de même 14,5 millions de dollars. Le DailyMirror aussi précise dans son titre la valeur de la demeure de la famille et donne la parole aux twittos en colère, désireux de voir Meghan et Harry perdre leurs titres de duchesse et duc. "Ils sont un affront pour ce pays", estime un internaute qui trouve un écho chez le plus polémique des présentateurs anglais.

C’est un trash-athon de deux heures. Ils trashent tout le monde et transforment presque tous les membres de la famille royale en suprémacistes blancs- Piers Morgan

Connu pour son franc-parler et ses relations conflictuelles avec Meghan Markle, Piers Morgan s’en est pris à la duchesse sur son compte Twitter. "C’est trop tard pour les nominations aux Oscars ?", s’est-il interrogé avant d’affirmer qu’il ne la "croirait même pas si elle présentait le bulletin météo". "Cette interview est une trahison absolument scandaleuse de la reine et de la famille royale. J’attends toutes ces inepties égoïstes et ignobles de la part de Meghan Markle. Mais c’est honteux que Harry la laisse descendre sa famille et la monarchie comme ça", ajoute-t-il avant de poursuivre sa tirade anti-Sussex à la télévision dans "Good Morning Britain" qu'il présente. "C’est un trash-athon de deux heures. Ils trashent tout le monde et transforment presque tous les membres de la famille royale en suprémacistes blancs. Je ne crois pas que ce soit acceptable", s’est-il emporté.

Journaliste au DailyMail, Katie Hind taxe, elle, Meghan d’"hypocrite" après que la duchesse a déclaré qu’elle n’avait pas fait pleurer Kate Middleton mais que c’était sa belle-sœur qui l’avait fait fondre en larmes. "Meghan a reçu énormément de compassion par rapport à sa santé mentale ce matin. Quel dommage qu’elle n’ait pas pu faire preuve de la même empathie pour les potentielles conséquences sur sa belle-sœur" après ses révélations, note-t-elle. Elle souligne aussi la contradiction des paroles de la jeune femme au sujet des tabloïds, contre qui elle a remporté une première bataille judiciaire la semaine dernière

La duchesse taxée d"hypocrite"

"Si en tant que membre de la famille royale, vous êtes prêts à donner un accès complet aux reporters, alors vous aurez une meilleure presse", assure Meghan à Oprah Winfrey. Une phrase sur laquelle Katie Hind rebondit en ressortant des placards un ancien article dans lequel elle racontait comment l’ancienne actrice "lui avait offert du Prosecco pour quelques colonnes" sur elle dans le tabloïd quelques années auparavant. 

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Face à Oprah Winfrey, Meghan a également évoqué "des fêtes de fin d’année" organisées pour la presse tabloïd au palais. Harry a lui affirmé que sa famille "avait peur" de ces médias auxquels elle était attachée "par un contrat invisible". "Mais bon sang de quoi parlent-ils ????", lance sur Twitter le spécialiste de la royauté Robert Jobson pour qui l’animatrice américaine est "le seul vainqueur dans cette histoire". Sauf que le déroulé de l’interview aussi a été questionné par les Britanniques. "Étant donné que rien n’était interdit, pourquoi Oprah n’a-t-elle rien demandé sur les répercussions de la relation entre Meghan et son père ou le scandale sexuel en cours impliquant le prince Andrew et Jeffrey Epstein ?", questionne l’ancienne figure du Sun Dan Wooton. La réponse viendra peut-être en début d’après-midi avec la diffusion d’un nouvel extrait inédit qui pourraient combler les attentes déçues.

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