"J'ai perdu mon papa de cinéma" : à l'image de Franck Dubosc, les hommages affluent après le décès de Claude Brasseur

"J'ai perdu mon papa de cinéma" : à l'image de Franck Dubosc, les hommages affluent après le décès de Claude Brasseur

DISPARITION - C'était un acteur populaire et polyvalent. Le comédien Claude Brasseur est décédé ce mardi à l'âge de 84 ans, a annoncé son agent à l'AFP. Depuis, les hommages se multiplient pour souligner l'homme drôle et vivant qu'il était.

Ils sont désormais tous au paradis. Claude Brasseur a rejoint ses compères du film d'Yves Robert. Son agent a annoncé son décès ce mardi par ces mots : "Claude Brasseur est décédé ce jour dans la paix et la sérénité entouré des siens". Depuis les hommages affluent de toutes parts. Il faut dire que le comédien a marqué des générations en incarnant, pour certains, le commissaire Vidocq, et pour d'autres le père de Vic dans La Boum, ou encore Jacky Pic dans Camping. 

"Une humilité dingue"

Les Flots Bleus perdent ainsi un peu de leurs couleurs et le comédien Franck Dubosc, l'un de ses premiers grands partenaires au cinéma. Il a tenu à réagir sur LCI. "Je viens de l'apprendre et je suis sous le choc. Il m'a fait confiance dans Camping, et puis surtout c'était mon père de cinéma dans mon premier film "Tout le monde debout". J'ai l'impression que tous les grands nous quittent chacun leur tour par l'âge bien sûr, mais comme on ne les voit pas vieillir, c'est très bizarre. Au cinéma, il était comme on l'imagine tous, simple et sympathique. Il était autant le papa de La Boum, que le Jacky de Camping, rigolo et bon vivant", confie-t-il.

Décrivant son attitude sur les tournages, Franck Duboscq a aussi tenu à rappeler que "c'était un homme d'une grande élégance qui aimait les femmes et les respectait". "Je me souviens, que sur chaque Camping - il y en a eu trois -, il y avait un soir où il invitait toutes les dames du tournage, de la costumière aux actrices, et il faisait une grande tablée en étant comme le grand frère ou le papa de toutes ces dames. Il était aussi d'une grande gentillesse sans jamais juger qui que ce soit. Je l'ai toujours vu avec une humilité dingue", se souvient l'humoriste.

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"Énergique et bon vivant"

Autre réaction, celle de Michel Boujenah qui s'est insurgé contre cette litanie de grands noms du cinéma et du théâtre qui disparaissent peu à peu. "J'en ai marre de les voir partir tous parce que c'est très douloureux", s'est-il ému sur LCI. "Depuis un certain temps, je ne sais pas ce qui se passe. Et en même temps, c'est une génération qui s'en va". 

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Mort de Brasseur : "J'en ai marre de les voir partir tous", réagit Boujenah

"Claude était drôle, vivant, imprévisible, et c'était un merveilleux acteur à la fois au cinéma et au théatre. Il était également énergique et bon vivant, croyez-moi. Ce n'est pas un garçon qui allait à l'économie dans aucun domaine. De ce point de vue, il représente bien sa dynastie. Car son père non plus n'était pas économe de la vie, bien au contraire", s'est-il souvenu.

Et comme son père Pierre, Claude Brasseur était amateur de bonnes tables. Il confessait la même soif de jouissance, de bons vins, et de bons mets. "Au revoir l'ami", a salué le chef Guy Savoy, chez qui il aimait s'attabler.

Nicolas Bedos, lui, l'imagine en train de trinquer avec ses camarades de jeu des longs-métrages d’Yves Robert, également décédé tout comme Jean-Loup Dabadie (au scénario et aux dialogues), mort en mai, quatre jours avant son père Guy Bedos.

"Une voix splendide et un regard noir"

Le comédien Guillaume de Tonquédec a quant à lui rendu hommage à son père fictif dans le film L'Étudiante et Monsieur Henri "il était bouleversant", raconte-t-il sur Facebook. 

Tandis que Jean Dujardin a publié sur Instagram un hommage tout en sobriété : "Au revoir mon beau et talentueux Claude", a t-t-il lancé. Tout comme José Garcia qui signe un "Au revoir mon ami" sur Twitter avec de multiples émojis qui pleurent.

De son côté, Pierre Lescure, le président du Festival de Cannes, où Claude Brasseur s'était notamment rendu en 1985 pour le film Détective de Jean-Luc Godard, se souvient notamment de sa voix, reconnaissable entre toutes, et de son regard noir. "Claude Brasseur a rejoint le magnifique cimetière des Éléphants. Ces artistes, ces personnages , à la ville comme à l’écran, avec lesquels on a tellement vécu de si belles choses. Sa voix splendide ( comme celle de Pierre, son père) et son regard noir , pour rire ou rugir" , a-t-il écrit.

L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang se souvient lui-aussi d'un "rire incomparable et d'une voix qui résonnait fort" dans un vibrant hommage sur Facebook. "Acteur tout-terrain, il savait autant nous faire rire que pleurer", a-t-il souligné, poursuivant : "Claude Brasseur était un cabotin au grand cœur, il aimait plus que tout jouer. Il prenait des risques et il s’aventurait. Parfaitement polyvalent, il était, avec son physique gaulois et son air gouailleur, capable d’interpréter des comédies comme des drames", avant de conclure : "Son talent était immense et inoubliable".

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