Mort de Belmondo : la "bande du Conservatoire" perd sa dernière figure emblématique

Mort de Belmondo : la "bande du Conservatoire" perd sa dernière figure emblématique

HOMME DE CLAN - Il était le leader de "la bande du Conservatoire". Avec la mort lundi de Jean-Paul Belmondo, ce célèbre groupe d'élèves frondeurs du Conservatoire des années 50 vient de perdre sa dernière figure emblématique.

Noyau de la "bande du Conservatoire", Jean-Paul Belmondo était un des derniers rescapés de cette incroyable génération de comédiens qui se sont rencontrés au conservatoire en 1952. "On a eu une génération incroyable avec Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Claude Rich et Guy Bedos, on a eu des atomes crochus tout de suite et après on ne s'est jamais quittés", expliquait "Bébel" au micro de TF1 il y a plusieurs années. 

Ce groupe d'amis avides de renouveau et de modernité au lendemain de la guerre a détonné, autant sur les planches qu'en ville, avec leurs coups d'éclat contre le système du prestigieux Conservatoire d'art dramatique qu'ils jugeaient poussiéreux. 

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Jean-Paul Belmondo, la mort d'une légende

Laborieusement admis au Conservatoire, Belmondo était peu apprécié des professeurs en raison de son physique considéré incompatible avec les premiers rôles. Celui qui deviendra le nouveau modèle du jeune premier au cinéma essuiera même des remarques blessantes comme  :"Vous feriez hurler de rire une salle si vous preniez une femme dans vos bras".

Une anecdote est restée dans les annales : au concours de 1956, il décroche un simple accessit pour une scène de la pièce "Amour et Piano" de Feydeau, ce qui lui ferme la porte de la Comédie-Française, malgré l'ovation de ses camarades de promotion. Porté en triomphe par sa bande, il quitte la salle en adressant un doigt d'honneur aux jurés. "Ça a fait un petit scandale au Conservatoire", se rappellera-t-il.

Ensemble, ils ont fait les 400 coups, mais surtout ils ne se sont jamais séparés, nous confiait Jean-Paul Belmondo lors de l'enterrement de Charles Gérard, un ami de 60 ans. "C'était l'amitié de toute une vie", expliquait "Le Magnifique", alors déjà très affaibli par la maladie. 

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Et puis à côté des copains, il y a les mentors, comme Jean Gabin. Mais même là sur le tournage d'Un Singe en hiver en 1962, la bande de comédiens ne loupe jamais une occasion de bien se marrer. "Il y avait Noël Roquevert qui nous faisait tous pleurer de rire, parce que tout d'un coup il sortait son portefeuille et nous montrait des femmes nues, alors qu'il disait à sa femme qu'il montrait des photos du chien", racontait Jean-Paul Belmondo.

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