Joey Starr, prof dans le "Remplaçant" : "J'en ai marre d'être infantilisé par le gouvernement"

Dans "Le Remplaçant", Joey Starr joue un prof aux méthodes peu conventionnelles.

INTERVIEW - Le chanteur et comédien, qui joue un prof dans la série "Le Remplaçant", disponible sur Salto, réagit à la fermeture des écoles annoncé par Emmanuel Macron mais aussi à la situation du monde de la culture.

C'est une série qui résonne fortement avec l'actualité. Dans Le Remplaçant, Joey Starr joue le rôle d'un prof pas vraiment conventionnel. Déjà disponible sur Salto, la fiction, qui sera diffusée le 12 avril sur TF1, est née d'après une de ses idées. "Il y a 3 ans, j'avais été marqué par une actualité. L'Éducation nationale recrutait parce qu'ils manquaient de profs. Et visiblement, il suffisait juste d'avoir le bac pour pouvoir enseigner. Je me suis dit que ça ouvrait la porte à des personnes de tous bords", explique le comédien qui incarne Nicolas Valeyre, un professeur de français qui débarque comme remplaçant dans un lycée où ses méthodes vont détonner. "J'aime le fait que le mec arrive sur son cheval blanc et qu'il se fasse télescoper par les autres profs et par les élèves. J'aime bien l'idée d'être seul contre le monde entier", admet-il. 

En parlant d'école justement, que pense-t-il de la fermeture des établissements en raison de la crise de Covid ? "Je pense que ce n'est pas une bonne chose de garder les enfants à la maison, on va en faire des timorés. On risque de payer tout ça plus tard. Aller à l'école ce n'est pas juste apprendre, c'est aussi s'inscrire dans la société, dans le rapport avec l'autre", estime-t-il. "Comme avec l'hôpital, j'ai l'impression que dans l'Éducation nationale, on n'a pas les gens qui font ce qu'il faut depuis très longtemps", poursuit Joey Starr lui-même père de trois garçons de 6 ans, 14 ans et 16 ans.

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Roselyne Bachelot ne sert strictement à rien- Joey Starr

Comme de nombreux artistes, il s'est également élevé contre les décisions du gouvernement qui ont mis le monde de la culture à l'arrêt depuis la fin octobre 2020. En voit-il le bout ? "J'ai l'impression qu'en novembre, on y sera encore. Même si les salles de spectacle ouvrent, on sera avec des demi-jauges. Roselyne Bachelot, elle ne sert strictement à rien. On est quand même une industrie qui pèse plus lourd que le secteur automobile et on se retrouve comme des va-nu-pieds. J'en ai marre d'être infantilisé par le gouvernement", s'emporte l'artiste. 

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"Je suis prêt à aller porter plainte pour défaut d'anticipation. Il faudrait qu'on soit nombreux à le faire. On sait maintenant que le virus était là depuis l'année dernière et que le gouvernement n'en avait rien à faire. On a des gens qui meurent, des gens du milieu hospitalier qui sont en souffrance. Même au niveau scolaire et au niveau mental on est tous en souffrance. Je suis comme tout le monde, je n'ai plus vraiment d'avis, j'attends que ça passe", confie-t-il quelque peu dépité.

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