Sexe, politique et rock n’roll : le Festival de Deauville veut réveiller la rentrée cinéma

Johnny Depp, ici au Festival de Karlovy Vary en République Tchèque, le 27 août dernier, est attendu ce dimanche à Deauville.

ÉVÈNEMENT - Avec la venue de la superstar sulfureuse Johnny Depp ce dimanche sur les planches, et plus de 50 films au générique, pas seulement américains, le Festival de Deauville qui s’ouvre ce vendredi offre une bande-annonce alléchante des sorties à venir.

Mais où sont passés les blockbusters américains ? En jetant un œil au box-office de l’été en France, dominé par Kaamelott, OSS 117 et Bac Nord, on s’aperçoit que les studios hésitent encore à lancer leurs superproductions couteuses sur un marché encore incertain. Le Festival de Deauville, dont la 47e édition débute ce soir, s’adapte à cette nouvelle donne en proposant un best of de la production indépendante des mois à venir. Et en ouvrant sa programmation au cinéma mondial avec une sélection de pépites du dernier Festival de Cannes, encore inédites en salles. Ce qui ne veut pas dire que les stars seront absentes, bien au contraire… 

"Boycotté" par Hollywood selon ses propres termes, suite à ses déboires personnels, Johnny Depp sera la grande attraction du week-end. L’ex-Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes, 58 ans présentera dimanche City of Lies de Brad Furman, un polar tourné en 2017 avant que la profession lui tourne le dos. Preuve que le comédien plus rock n’roll de sa génération suscite toujours un formidable engouement, la rencontre publique à laquelle il a accepté de se prêter ce samedi prochain est sold out depuis plusieurs jours.

Oliver Stone toujours obsédé par JFK

Sean Penn retenu sur un tournage compliqué par le Covid, sa fille Dylan sera samedi à Deauville pour défendre Flag Day et recevoir le prix Nouvel Hollywood. Dans ce film déjà présenté sur la Croisette en mai dernier, et qui sortira en salles le 29 septembre, elle incarne une jeune journaliste fascinée par son père, un escroc mythomane qui a fait les gros titres de l’actualité dans les années 1990. Si on aurait adoré entendre son illustre papa commenter l’actualité internationale, un autre "rebelle" du cinéma américain s’en chargera sans doute.

30 ans après son JFK avec Kevin Costner, le réalisateur Oliver Stone viendra défendre JFK L’enquête, un documentaire basé sur les derniers documents déclassifiés concernant l’assassinat du président américain à Dallas, en 1963. D’une époque à l’autre, Deauville lèvera également le voile sur L’État du Texas contre Melissa, une enquête consacrée à la première femme hispanique condamnée à mort de l’Histoire des États-Unis. Après avoir avoué en garde à vue des maltraitances ayant conduit à la mort de sa fille de deux ans, elle clame son innocence depuis bientôt une décennie.

Côté compétition, le jury présidé par Charlotte Gainsbourg a quelques merveilles à se mettre sous la dent, à commencer par Pleasure, le film de Ninja Thyberg qui dresse le portrait d’une jeune Suédoise qui débarque à L.A. pour devenir une star du X. Militante féministe, opposée au porno, la cinéaste a enquêté de longs mois en Californie pour coller au plus près de la réalité cette industrie sulfureuse. Et d’après les premiers échos, la performance de la comédienne Sofia Kappel est bluffante. Sortie française prévue le 20 octobre.

Absent sur les planches, Nicolas Cage devrait faire parler de lui avec Pig, un drame de Michael Sarnoski dans lequel l’acteur – peut-être encore plus destroy que Johnny Depp, ça discute - incarne un chasseur de truffes de l’Oregon dont le cochon préféré est kidnappé, obligeant son propriétaire à affronter un passé douloureux. Outre-Atlantique, les critiques évoquent la meilleure performance de l’acteur depuis des lustres. Le film sortira en France le 27 octobre.

Du dernier Festival de Cannes, Deauville présentera ce vendredi Stillwater de Tom McCarthy, avec Matt Damon et Camille Cottin, mais aussi La Fracture, le film Catherine Corsini avec Pio Marmaï en Gilet jaune, admis dans un hôpital au bord de la crise de nerfs un soir de manif. Mais aussi Un héros de l’Iranien Asghar Farhadi, Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier et Compartiment 6 de Juo Kuosmanen, tous primés sur la Croisette. Ou encore Red Rocket de Sean Baker, l’histoire d’un acteur porno qui rentre dans son Texas natal après avoir échoué dans le métier. Presque l’antithèse de Pleasure, en somme.

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Clou du spectacle, vendredi prochain, la projection de Dune de Denis Villeneuve, LA grosse production de la rentrée, après presque un an d’attente et de reports en raison de la pandémie. Après le nanar culte de David Lynch, cette nouvelle adaptation du roman de SF de Frank Herbert est portée par un casting à tomber, Timothée Chalamet en tête. Parviendra-t-elle à détrôner nos bons vieux films français de la tête du box-office à sa sortie le 15 septembre ? 

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