L’interview de Meghan et Harry s'invite chez les politiques et fait réagir jusqu’à la Maison Blanche

L’interview de Meghan et Harry s'invite chez les politiques et fait réagir jusqu’à la Maison Blanche

PRISES DE POSITION - Boris Johnson, Joe Biden et Hillary Clinton ont été invités à commenter l’entretien le plus explosif pour la famille royale britannique depuis bien longtemps. Signe que la popularité des Sussex transcende le faste de Buckingham.

Il apparaît devant les Britanniques presque chaque soir depuis le début de la pandémie. Entre deux informations relatives au Covid-19, Boris Johnson n’a pas échappé à une question sur l’autre dossier qui agitait le royaume au même moment. L’interview, ô combien dommageable pour la famille royale, donnée par Meghan et Harry à Oprah Winfrey.

Le couple y évoque notamment le racisme d’un des membres du clan Windsor envers Archie avant même sa naissance et affirme ne pas avoir été soutenu alors que sa santé mentale était en danger. Qu’en a donc pensé le Premier ministre et croit-il qu’une enquête doit être ouverte par le palais ? BoJo esquive la première partie de la question, mais pas la seconde.

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"La meilleure chose que je peux sans doute dire, c’est que j’ai toujours eu la plus haute admiration pour la reine et le rôle d’unificatrice qu’elle joue dans notre pays et dans tout le Commonwealth", déclare-t-il avant d’ajouter qu’il n’avait pas l’habitude "de commenter les affaires de la famille royale". "Et je ne compte pas faire autrement aujourd’hui", poursuit-il. Boris Johnson n’a pas voulu trop se mouiller de peur de se fâcher avec sa Cheffe de l’État. L’attitude est défendable. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, les prises de parole ont été plus engagées.

Une question sur l’interview royale a également été posée lors du point presse de la Maison-Blanche. Joe et Jill Biden sont amis depuis plusieurs années avec le prince Harry, le couple présidentiel ayant apporté son soutien aux Invictus Games crées par le fils du prince Charles. "Les Biden étaient-ils devant leur téléviseur dimanche et ont-ils un commentaire sur ce qu’ont vécu les Sussex, en particulier le racisme qu’ils ont affronté ?", interroge un journaliste. La porte-parole du président américain Jen Psaki indique qu’"évidemment, de nombreux américains ont regardé cet entretien" mais souligne que "Meghan Markle et le prince Harry sont des simples citoyens." "Parler de ses propres problèmes de santé mentale et raconter son histoire personnelle demande du courage à quiconque. Le président a déjà dit qu’il était important de parler de ces sujets", déclare-t-elle, s’empressant de rappeler que les États-Unis entretenaient "une relation longue et forte avec le peuple britannique" et avaient "un partenariat spécial avec le gouvernement du Royaume-Uni sur de nombreux sujets". "Et ça continuera", ajoute-t-elle. Un bon moyen, là aussi, de ne froisser personne tout en rappelant les sujets essentiels.

Toute institution doit faire plus de place aux aux jeunes femmes qui ne devraient pas avoir à entrer dans un moule qui n’est plus pertinent- Hillary Clinton

Hillary Clinton n’a elle pas retenu ses coups contre les Windsor et les tabloïds, prenant la défense de Meghan avec une vigueur rare. Interrogée par le Washington Post à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, l’ancienne Secrétaire d’Etat a trouvé l’interview "déchirante". "J’ai déjà rencontré Meghan et Harry. J’ai connu la mère du prince Harry, la princesse Diana. Je connais les autres membres de la famille royale. Ça me fend le cœur que cette femme incroyablement accomplie, Meghan Markle, qui est tombée amoureuse du prince Harry, n’ait pas été totalement accueillie non seulement par la soi-disant Firme – qui est le nom de la bureaucratie permanente qui entoure la famille royale - mais aussi par les médias britanniques", insiste-t-elle.

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Elle se souvient de ses propres déboires avec une presse tabloïd "qui vit dans le passé", dénonçant sa "cruauté scandaleuse" envers Meghan. "Le fait qu’elle n’ait pas été plus soutenue, que la réaction ait été de dire 'Laissez passer, faites comme si ça ne s’était jamais produit et faites profil bas'... Eh bien cette jeune femme n’avait pas l’intention de faire profil bas. Nous sommes en 2021 et elle voulait vivre sa vie", poursuit-elle. 

"Toute institution doit faire plus de place aux jeunes personnes, en particulier aux jeunes femmes qui ne devraient pas avoir à entrer dans un moule qui n’est plus pertinent", martèle-t-elle. L’ex-candidate à la Maison Blanche lance un appel à "célébrer la diversité". Selon elle, Meghan et Harry "essaient vraiment de faire passer un message sur ce que les institutions doivent faire pour être plus dynamiques qu’elles ne le sont aujourd’hui", conclut-elle.

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