"La présomption d'innocence doit être respectée": Roselyne Bachelot ne souhaite pas sanctionner le président du CNC

"La présomption d'innocence doit être respectée": Roselyne Bachelot ne souhaite pas sanctionner le président du CNC

ACCUSATIONS - La ministre de la Culture se refuse à demander la démission ou la mise en retrait de Dominique Boutonnat, le président du CNC mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol.

Pas d'éventuelle sanction sans décision de justice. Roselyne Bachelot s'est refusée ce lundi soir sur LCI à réclamer la démission du président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Dominique Boutonnat, mis en examen la semaine dernière pour agression sexuelle et tentative de viol.

"Le jugement n'est pas rendu"- Roselyne Bachelot

"Je veux deux choses : respecter la parole de la victime et la présomption d'innocence", a soutenu sur notre antenne la ministre de la Culture, "respecter la parole de la victime c'est de faire en sorte qu'elle puisse s'exprimer [...] Là la parole des victimes elle est respectée parce qu'on est dans une procédure judiciaire, il y a une enquête diligentée"

Roselyne Bachelot a toutefois rappelé que "le jugement n'est pas rendu" dans cette affaire, par conséquent "la présomption d'innocence de Dominique Boutonnat doit être respectée".

À lui de voir s'il peut exercer en toute sérénité son mandat- Roselyne Bachelot

"Au nom de quoi prononcerai-je une sanction contre Dominique Boutonnat ?", s'est défendue la ministre, "c'est à lui de voir s'il peut exercer en toute sérénité son mandat, il en jugera et il décidera". La membre du gouvernement estime que ce n'est pas à elle de sanctionner "quelqu'un réputé innocent" et que "le tribunal de l'opinion publique ne peut pas remplacer le tribunal judiciaire".

"Si cet homme est innocent, vous vous rendez compte du préjudice que vous lui portez ?", lance Roselyne Bachelot. La position de la ministre diverge avec celle de plusieurs syndicats de producteurs, de réalisateurs et de la CGT-Spectacle. Ces derniers réclament la mise à l'écart de Dominique Boutonnat et la nomination d'une nouvelle présidence pour l'établissement public.

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Placé en garde à vue puis mis en examen la semaine dernière, Dominique Boutonnat est accusé d'agression sexuelle et de tentative de viol sur son filleul pour des faits commis en août 2020 en Grèce. Président du CNC depuis 2019, il conteste avoir commis la moindre infraction selon les dires de son avocat Me Emmanuel Marsigny. 

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