Le Festival de Cannes "peut changer la vie des films" : les confidences de Tahar Rahim, membre du jury

Le Festival de Cannes "peut changer la vie des films" : les confidences de Tahar Rahim, membre du jury

TAPIS ROUGE - A 40 ans, Tahar Rahim a déjà exploré de nombreuses voies, mais n'a pas fini son ascension. Membre du jury à Cannes, il est également à l'affiche de "Désigné coupable" qui sort mercredi 14 juillet.

Il cumule les fleurs et les honneurs. Tahar Rahim est l'un des neuf membres du jury du Festival de Cannes et fait désormais partie de ceux dont l'avis compte, douze ans après être né en tant qu'acteur sur ce tapis rouge, avec Un prophète de Jacques Audiard. Il y tenait le premier rôle, celui d'un détenu. Ce drame intense a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes et neuf César, dont celui de meilleur espoir masculin et meilleur acteur.

Toute l'info sur

Le Festival de Cannes de retour après un an de pandémie

"C'est un moment mémorable, très très fort, que je n'oublierai pas. Mais surtout, l'importance du Festival de Cannes, c'est vraiment quelque chose de fou. [Ce festival] peut changer la vie des films, d'acteurs, d'actrices, de scénaristes", confie-t-il. Quatre ans après, en 2013, il revenait en compétition à Cannes avec Le Passé de l'Iranien Asghar Farhadi et Grand Central de la Française Rebecca Zlotowski.

De tous les plans

Depuis, Tahar Rahim est devenu une star internationale et espère bien conquérir Hollywood. Ce qui semble bien parti après son impressionnante prestation dans le film "Désigné coupable" (dans les salles françaises le 14 juillet). L'histoire vraie de Mohamedou Ould Slahi injustement accusé de terrorisme, incarcéré et torturé pendant quatorze ans à Guantánamo. L'acteur donne la réplique, dans un anglais impeccable, à une légende du cinéma américain, Jodie Foster. 

"Quand j'ai entendu qu'il allait faire le film, j'ai sauté de joie. Et d'ailleurs, je ne pense pas qu'il y ait un autre acteur qui pourrait jouer cette sorte de vulnérabilité qu'il a, ce frisson de joie qu'il a comme un petit garçon. C'est exactement le même que Mohamedou. Il a apporté tellement", reconnaît l'actrice américaine. 

Parfois méconnaissable, les joues creusées, le teint malade et le crâne rasé, présent sur quasiment tous les plans, ce rôle lui a valu une nomination aux Golden Globes et aux Bafta, et la reconnaissance de ses pairs de l'autre côté de l'Atlantique. "Ça fait du bien, ça encourage, ça rassure dans l'idée de continuer à faire des choix, de savoir dire non, de savoir s'engager sur des projets qui, peut-être au départ, sont difficiles à monter ou risqués", souligne-t-il, alors qu'il a longtemps refusé certains rôles aux États-Unis, des partitions de terroristes, par exemple. 

Lire aussi

Né à Belfort, dans un milieu modeste, Tahar Rahim a grandi en admirant De Niro et Scorsese. Une fois adulte, il n'a pas trahi ses rêves de gamin. "Je dirais qu'il a eu raison de rêver, de travailler et puis de se dire que c'était possible. Et que c'est possible pour tout type de gosses qui vient de n'importe où", admet-il. A 40 ans, il tourne depuis une dizaine d'années à l'étranger, en parallèle de ses rôles dans le cinéma français, et a été remarqué dernièrement dans deux séries, The Eddy et Le Serpent, où il incarne le tueur français Charles Sobhra. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - "Danse avec les stars" : Wejdene éliminée, Bilal Hassani arrive en tête du classement

Covid-19 : l'anxiété des Français atteint un niveau proche de celui du premier confinement

EN DIRECT - Covid-19 : le seuil d'alerte de 50 cas pour 100.000 de nouveau franchi en France

Rémy Daillet, figure des milieux complotistes, mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes

Grève à la SNCF : 8 trains sur 10 sur la ligne TGV Atlantique ce samedi

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.