Le prince Harry va (aussi) collaborer avec un think tank pour s’attaquer aux fake news

Le prince Harry va (aussi) collaborer avec un think tank pour s’attaquer aux fake news

AU BOULOT BIS – Le duc de Sussex ajoute une corde à son arc en intégrant une commission sur la désinformation du Aspen Institute. Une douce ironie quand on sait que certains des propos tenus lors de son interview avec Oprah Winfrey se sont avérés faux.

On ne l’arrête plus. Le prince Harry ne s’est jamais tenu aussi occupé depuis la fin de ses missions royales. Après avoir annoncé qu’il rejoignait une start-up de la Silicon Valley pour "aider à créer un impact sur les vies des gens", voilà que le duc de Sussex s’allie au think tank Aspen Institute pour combattre ce qu’il déteste le plus chez les tabloïds. Les fake news.

Le duc de Sussex fait désormais partie des 18 nouveaux membres d’une commission qui pendant six mois "étudiera comment combattre le défi urgent de la fausse information et de la désinformation aux États-Unis". Des travaux qui seront présidés par un trio composé de la célèbre journaliste Katie Couric, de l’expert en cybersécurité Chris Krebs et du militant des droits civiques Rashad Robinson.

Je crois qu'il s'agit d'une question humanitaire- Le prince Harry

Dans un communiqué relayé par l’AFP, le prince Harry dit "avoir hâte" de contribuer à trouver des solutions à "l'avalanche de désinformation" d'aujourd'hui, "qui affecte notre capacité en tant qu'individus mais aussi en tant que sociétés à réellement et clairement comprendre le monde dans lequel nous vivons". "Je crois qu'il s'agit d'une question humanitaire", ajoute-t-il. Le duc de Sussex collaborera notamment avec l’ancien champion d’échecs russe Garry Kasparov et la présidente de la fondation Quadrivium Kathryn Murdoch. Une jeune femme qui se trouve être la belle-fille du pape des tabloïds Rupert Murdoch. 

Il est notamment le propriétaire du Sun, qui avait publié en Une la photo du petit-fils de la reine Elizabeth II en costume nazi et une autre où il était nu comme un ver dans une suite de Las Vegas. Un clin d’œil détonnant dont se serait sans doute passé Harry, dont l’ambivalence est pointée du doigt par les médias britanniques. Car s’il veut vaincre les fakes news dont lui et sa femme Meghan ont été victimes ces dernières années, il n’a pas non plus toujours transmis des informations correctes à la presse. En particulier lors de son interview accordée à Oprah Winfrey. 

Non, lui et Meghan ne se sont pas mariés trois jours avant la cérémonie officielle

Le couple est notamment accusé d’avoir menti en racontant s’être marié en secret dans leur jardin trois jours avant la cérémonie officielle, en présence de l’archevêque de Canterbury uniquement. "Personne ne le sait. Mais nous avons appelé l'archevêque, et nous avons juste dit : 'Écoutez, ce spectacle, c'est pour le monde, mais nous voulons que notre union soit entre nous'", avait notamment expliqué Meghan. 

Sauf que leur certificat de mariage, exhumé par les tabloïds, date bien du 19 mai – jour de la grande fête donnée en mondovision depuis le château de Windsor. Suffisant pour qu’un porte-parole des Sussex prenne la parole dans le Daily Beast pour corriger le tir, précisant que les jeunes mariés n'ont fait qu'"échanger des vœux personnels avant leur mariage officiel/légal le 19 mai".

Dans le même entretien, Meghan avance aussi que son fils Archie a été privé de titre de prince et donc de protection avant même sa naissance en raison "d’inquiétudes" sur sa couleur de peau. Ce qui n’est pas tout à fait exact. Un décret établi par le roi George V en 1917 stipule que parmi les arrières-petits-enfants du souverain, seul le fils aîné du fils aîné du prince de Galles hérite du titre de prince. 

Le prince George, l’aîné du prince William, aurait donc dû être le seul des petits cousins royaux concernés. Mais en 2012, la reine Elizabeth II a déclaré que les titres de prince et princesse seraient aussi transmis aux autres enfants de Kate et William. Une exception dont n’a pas bénéficié la progéniture du prince Harry.

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En revanche, le protocole royal stipule que les petits-enfants du monarque deviennent automatiquement prince et princesse. Archie et leur future fille à naître devraient donc changer de statut quand le prince Charles deviendra roi. Si Meghan a bien cité cette règle du protocole royal, elle affirme que des discussions ont eu lieu pour qu’elle ne s’applique pas à ses enfants. Une information qu’elle n’a pas étayée et que Buckingham Palace n’a pas commentée.

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