3 bonnes raisons d’aller voir "Le Traducteur", le film choc sur la révolution syrienne

3 bonnes raisons d’aller voir "Le Traducteur", le film choc sur la révolution syrienne
Culture

PREVIEW – En salles le 13 octobre, "Le Traducteur" raconte les premières heures de la révolution syrienne à travers le regard d’un exilé venu porter secours à son frère, interpellé lors d’une manifestation. Un premier film intense et engagé.

Traducteur de l’équipe olympique syrienne aux Jeux de Sydney en 2000, Sami commet un lapsus qui le contraint à rester en Australie où il obtient le statut de réfugié politique. Après avoir laissé derrière lui famille et proches, il a refait sa vie. Mais lorsque le Printemps arabe éclate, 11 ans plus tard, il décide de rentrer clandestinement au pays pour sauver son frère, arrêté après une manifestation pacifique… 

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Le Traducteur : au cinéma le 13 octobre

Une histoire (presque) vraie

Si Le Traducteur est une œuvre de fiction, elle est imprégnée du vécu de son couple de réalisateurs, Rana Kazkaz et Anas Khalaf. Après avoir participé aux premières heures de la révolution syrienne, ils ont quitté leur pays, disposant de passeports français et américain. Et c’est de l’étranger qu’ils ont assisté à sa descente aux enfers. Depuis, c’est à travers le cinéma qu'ils portent la voix de leur peuple, réalisant une série de court-métrages, primés partout dans le monde, avant de passer aujourd'hui au long.

Un regard inédit sur le Printemps arabe

Égypte, Maroc, Tunisie… Les événements du printemps 2011 ont été relatés à l’écran, du puissant documentaire Démocratie Année Zéro à l’électrique polar Le Caire Confidentiel. Après le bouleversant Pour Sama, qui racontait le quotidien d’une étudiante durant le siège d’Alep, Le Traducteur est l’un des rares films à alerter sur la situation d’un pays où depuis les manifestations relatées à l’écran, la guerre a fait près d’un demi-million de morts et des millions de déplacés. Et où Bachar al-Assad est toujours au pouvoir.

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Un drame à hauteur d’homme

Pour incarner Sami, Rana Kazkaz et Anas Khalaf ont fait appel au comédien Ziad Bakri qui tenait déjà le premier rôle de leur court-métrage Mare Nostrum. Incapable de trouver la paix intérieure en Australie, il se jette dans la gueule du loup en retournant en Syrie. Habile, la mise en scène plonge le spectateur dans une atmosphère paranoïaque et angoissante à mesure que le héros découvre le cancer qui ronge son pays. Précisons que pour des raisons évidentes, Le Traducteur a été tourné en Jordanie mais aussi en Australie.

>> Le Traducteur, de Rana Kazkaz et Anas Khalaf. Avec Ziad Bakri, Yumna Marwan, David Field. Durée 1h45. En salles le 13 octobre.

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