Leonardo DiCaprio a-t-il accepté de "l’argent sale" pour l’une de ses fondations ?

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SHOCKING – L’acteur américain aurait été interrogé par le FBI à propos de ses liens avec l’affaire 1MDB, un fonds malaisien au cœur d’un énorme scandale de corruption. "L’un des plus grands scandales financiers du XXIe siècle", selon le quotidien suisse Le Temps.

Un Premier ministre. Des détournements de fonds. Et le nom d’un des acteurs américains les plus célèbres qui apparaît dans le dossier. L’histoire est digne des meilleurs scénarios d’Hollywood. Son nom ? 1MDB, un fonds malaisien dirigé par le chef de gouvernement du pays, "créé pour promouvoir le développement économique avec le but ultime d’améliorer le bien-être des Malaisiens", expliquait le mois dernier la procureure générale des Etats-Unis Loretta Lynch, citée par le New York Post

"Malheureusement et tragiquement, un nombre d’officiels corrompus ont traité ce fonds public comme leur compte bancaire personnel", avait-elle poursuivi. La justice américaine est à la recherche d’un milliard manquant, sur 3,5 milliards dérobés. Plus de 100 millions auraient ainsi servi à financer Le Loup de Wall Street, dans lequel Leonardo DiCaprio tient le premier rôle.  C’est dans le cadre de cette enquête que l’acteur américain aurait été interrogé par le FBI, rapporte Le Temps. D’autres procédures pénales sont en cours dans différents pays, dont la Suisse. L’acteur américain ne fait pas "pour l’heure, l’objet d’accusations directes de la justice" américaine, précise le quotidien suisse. Il n’apparaît que comme "un acteur d’Hollywood 1" dans les documents officiels. Mais ses liens avec les personnages clés du dossier, Jho Low et Riza Aziz, interrogent les enquêteurs.

Les trois hommes, qui se seraient rencontrés en 2010, ont été aperçus à plusieurs reprises ensemble. C’est d’ailleurs ensemble qu’ils ont célébré les 40 ans de Leonardo DiCaprio, dépensant un million de dollars en champagne finalement versé sur les murs. L’argent détourné aurait également servi à "sponsoriser des virées à Las Vegas, l’achat d’œuvres d’art, d’immobiliers de luxe et de jets privés ainsi que l’organisation d’orgies mémorables et d’autres convivialités arrosées", souligne Le Temps.

C'est une honte et en totale contradiction avec le but déclaré de cette associationLukas Straumann, directeur de l'ONG Bruno Manser Fund

De l’argent issu de ce fonds aurait également été versé à la Leonardo DiCaprio Foundation, qui lutte notamment contre le réchauffement climatique. De quoi faire réagir le monde associatif. "Nous sommes profondément troublés par le fait que Leonardo DiCaprio et sa fondation aient accepté des actifs résultant de la corruption en Malaisie. C’est une honte et en totale contradiction avec le but déclaré de cette association", écrit dans un communiqué le directeur du Bruno Manser Fund, une ONG suisse qui milite pour la sauvegarde de la forêt tropicale. Il appelle l’acteur américain à "s’excuser et à rendre tout cet argent sale au peuple malaisien". 

Le principal intéressé, lui, reste muet. La semaine dernière, il a soudainement annulé sa présence à une soirée de levée de fonds pour la campagne d’Hillary Clinton qu’il devait organiser à son domicile de Los Angeles, obligeant Justin Timberlake à le remplacer. Officiellement, il était retenu sur le tournage d’un documentaire. "D’étranges circonstances" pour le New York Post.

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