Les victimes de Charlie Hebdo entrent au musée de la presse à Washington

CULTURE
MEMORE - Les huit journalistes tués par les frères Kouachi lors de l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015 ont été honorés ce lundi 6 juin à Washington, au musée de la presse.

L'hommage de la presse. Les noms des huit journalistes tués lors de l'attaque contre le journal satirique Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015 ont été ajoutés, ce lundi 6 juin à un monument à la mémoire des reporters tués dans l'exercice de leurs fonctions à Washington.

Stéphane Charbonnier (Charb), Georges Wolinski (Wolinski), Jean Cabut (Cabu), Elsa Cayat, Philippe Honoré (Honoré), Bernard Maris, Mustapha Ourrad et Bernard Verlhac (Tignou) figurent à présent sur ce mur du souvenir.

"Une année tragique pour les journalistes"

Les huit noms des journalistes de Charlie s'ajoutent aux douze noms des journalistes tués l'année passée, dans ce musée privé dédié à la presse et au journalisme, situé tout près du Capitole. Ces 20 noms ne représentent qu'une petite partie des journalistes tués en rapportant l'information en 2015, a rappelé le président et directeur exécutif du musée, Jeffrey Herbst. L'année 2015 "a été particulièrement tragique pour les journalistes, c'est pourquoi nous avons retenu 20 personnes, un nombre plus important que d'habitude, pour représenter tous ceux qui ont été tués", a-t-il déclaré.

L'ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, a quant à lui rappelé que l'attaque de Charlie Hebdo "nous a montré pourquoi nous défendons si ardemment notre droit de parler et de dessiner sans censure". "Défendre une presse libre et indépendante est profondément  ré dans nos cultures respectives et protégé par nos textes fondateurs", a-t-il ajouté, et le combat pour la liberté de la presse est inextricablement lié à des questions de sécurité plus larges. La cérémonie s'est déroulée au lendemain d'un week-end au cours duquel un journaliste américain, David Gilkey, et son confrère et traducteur afghan, Zabihullah Tamanna, ont été tués par un obus en couvrant le conflit en Afghanistan. 

A LIRE AUSSI

>>  7 janvier 2015 : le destin fou du "kiosquier de Charlie"
>>  Louison : "L'esprit potache au bout d'un crayon, ça ne pourra jamais disparaitre"

Lire et commenter