Meghan défend "son droit élémentaire à la vie privée" à la télévision et ce n'est pas si paradoxal

Meghan défend "son droit élémentaire à la vie privée" à la télévision et ce n'est pas si paradoxal

COUP DE GUEULE - Dans un énième extrait inédit de son interview diffusé ce mardi 9 mars sur le site d’Oprah Magazine, la duchesse de Sussex redéfinit la notion d'intimité en prenant des exemples qui feront réfléchir célébrités et anonymes.

Les commentaires sont aussi nombreux que les articles. Voire plus. L’interview accordée par Meghan et le prince Harry à Oprah Winfrey a déclenché un flot de réactions aussi multiples qu’attendues dimanche 7 mars. Une question a particulièrement agité les réseaux sociaux. À quoi bon avoir quitté la pression de la famille royale britannique pour un quotidien loin des flashs si c’est pour au final aller exposer sa vie privée devant des millions de téléspectateurs ?

Difficile de comprendre en effet la stratégie de communication du couple qui n’a rien caché de ses maux du temps où il vivait en Angleterre. Et a même partagé avec la célèbre présentatrice l’information la plus intime qui soit, à savoir le sexe de son futur enfant. 

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N’auriez-vous pas dû vous attendre à perdre un certain degré de vie privée ? Ça fait partie du deal- Oprah Winfrey à Meghan Markle

La notion de partage est ici essentielle. Car ce sont Meghan et Harry qui ont décidé de transmettre telle ou telle information. N’en déplaise au public ou aux tabloïds, ils restent et resteront les maîtres de leur histoire personnelle. Comme tout être humain en somme, peu important leur renommée mondiale. C’est ce qu’a rappelé la duchesse dans un extrait inédit de l’entretien-choc qu’Oprah Winfrey n’a dévoilé que mardi 9 mars sur le site du magazine qui porte son nom. "N’auriez-vous pas dû vous attendre à perdre un certain degré de vie privée ? Ça fait partie du deal", souligne l’animatrice à l’ancienne actrice qui a tout plaqué pour rejoindre son prince. "Je crois que tout le monde à un droit élémentaire à la vie privée. Élémentaire, ok ?", rétorque la jeune femme de 39 ans avant de prendre deux exemples qui devrait parler à la majorité.

"Si vous avez une photo de votre enfant à votre bureau et que l’un de vos collègues vous dit : 'Oh mon dieu, votre petit est si mignon. C’est super ! Est-ce que je peux regarder toutes les photos de lui dans votre téléphone ?’'Vous répondez : 'Non. Cette photo est celle que je veux bien partager avec vous'", explique-t-elle. Elle poursuit son analogie avec sa propre expérience en évoquant les médias qui ont engagé des paparazzis pour les chasser : "Ils renchérissent et disent : 'Tu m’as déjà montré cette photo donc tu dois tout me montrer. Tu sais quoi, je vais engager quelqu’un pour se cacher devant chez vous ou dans les buissons pour prendre des photos dans votre jardin parce que vous avez perdu votre droit à la vie privée en partageant une seule image avec moi'", ajoute-t-elle. Depuis leur arrivée en Californie en mars dernier, les Sussex ont déjà porté plainte pour une série de clichés de leur fils Archie pris à leur insu dans leur propre demeure.

C’est une question de limites et de respect- Meghan, duchesse de Sussex

Cette année, Meghan a fait condamner le Mail on Sunday pour atteinte à la vie privée après la publication par le journal d'une lettre manuscrite qu'elle avait adressée à son père Thomas Markle en août 2018, quelques mois après ses noces royales. Face à Oprah, elle dénonce un détournement de ses intentions par la presse tabloïd. "Ils ont créé une fausse histoire. Je n’ai jamais parlé de vie privée ", affirme-t-elle, se défendant d'avoir voulu enfermer sa famille dans une bulle. Harry et elle espèrent seulement pouvoir partager "les instants de leur vie" qu’ils sont "à l’aise" de voir rendus publics. Comme l’annonce de leur seconde grossesse faite grâce à une photo postée en ligne par son auteur. Et celle du sexe de cet enfant à venir - une petite fille qui naîtra "à l’été" - lâchée devant plus de 17 millions de téléspectateurs rien qu’aux États-Unis. 

"Personne sur les réseaux sociaux ne dirait : 'Parce que j’ai partagé cette seule photo, ça te donne le droit d’avoir accès à toute ma pellicule. Vas-y, regarde.' Personne ne veut ça ! C’est une question de limites et de respect", insiste la duchesse. Des limites dont il semble plus facile de s’affranchir quand il s’agit de personnalités publiques. En 2016, la mannequin Emily Ratajkowski s’était insurgée après la publication sans son autorisation d’un livre rassemblant d’anciens clichés professionnels d’elle entièrement nue. Elle avait dénoncé "une violation" dans cette affaire qui mêlait droit à l’image et droit du contrôle de son image

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Le fait qu'elle pose régulièrement dévêtue sur son propre compte Instagram n’autorisait en rien la diffusion de clichés sans son consentement. De même que livrer quelques informations par-ci par-là sur leur vie ne devrait pas être perçu comme une invitation aux médias à s’infiltrer dans le quotidien californien des Sussex. La formule fonctionne plutôt bien du côté de Kate et William qui postent de nouvelles photos de leurs enfants pour leurs anniversaires respectifs et pour la fin de l’année, sans qu’on ne vienne trop souvent faire voler un drone dans le parc de leur résidence d’Anmer Hall. Libre à chacun de choisir ce qu’on veut montrer de soi et surtout comment on veut le montrer. Sur Instagram ou bien à la télévision. Célébrités ou anonymes, la règle s’applique à tous. 

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