César, cascades, vie privée… 5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo : extraits de films

HOMMAGE – Mort ce lundi 6 septembre à l’âge de 88 ans, Jean-Paul Belmondo aura eu une existence aussi mouvementée que son incroyable filmographie. Retour sur cinq faits marquants dans le parcours de ce géant du cinéma français.

Décédé à l’âge de 88 ans, Jean-Paul Belmondo a accompagné la vie des Français pendant plus de six décennies, des bancs du Conservatoire aux sommets du box-office en passant par ses amours tumultueuses. Une carrière unique, sous les feux des projecteurs, où il a autant brillé par ses choix de carrière que par sa personnalité flamboyante. Même si tout n'a pas été simple au début...

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Jean-Paul Belmondo, la mort d'une légende

Fils d'un sculpteur de renom

Jean-Paul Belmondo vouait une admiration sans borne à son père Paul, sculpteur formé à l’école des Beaux-Arts d’Alger puis à celle de Paris où il rencontre sa future épouse, l’artiste peintre Madeleine Rainaud-Richard. Enfant, le petit Jean-Paul traîne ses guêtres dans l’atelier paternel, rue Denfert-Rochereau. En 1945, Paul Belmondo est interdit de ventes et d’exposition pendant un an en raison de son appartenance au Groupe Collaboration, regroupement d’intellectuels et de bourgeois proches de Vichy. Réhabilité avec le temps, il sera élu à l’Académie des beaux-arts en 1960 et fait commandeur de la Légion d’honneur en 

1972, dix ans avant sa mort. En 2010, l’acteur inaugure un musée en son honneur à Boulogne-Billancourt.

Il a failli ne jamais devenir acteur

Élève turbulent, Jean-Paul Belmondo se passionne pour le sport. Tous les sports. Il pratique le cyclisme, le foot en qualité de gardien de but et la boxe qu’il pratique en amateur. Mais à l’âge de 16 ans une primo-infection de la tuberculose le cloue au lit. Ses parents l’envoient se reposer en Auvergne où il décide de devenir comédien. De retour à Paris, il prend ses premiers cours de théâtre et passe un essai à la Comédie-Française où le doyen, André Brunot, le juge "nul" en moins de dix vers récités. En 1952, après deux échecs consécutifs, il est admis au Conservatoire national d’art dramatique de Paris où il formera la célèbre Bande du Conservatoire avec Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort et autre Bruno Crémer. On connaît la suite…

C’était un bourreau des coeurs

Bébel est encore élève au Conservatoire lorsqu’il fait la rencontre en 1954 d’Élodie dit Renée Constant, une jeune danseuse étoile avec laquelle il aura trois enfants : Patricia, née en 1954 et décédée en 1993 dans un incendie, Florence en 1960 et Paul en 1963. Le couple divorce en 1965, l’acteur ayant eu une liaison avec l’actrice américaine Ursula Andress qui restera à ses côtés jusqu’en 1972. Par la suite il vivra avec l’actrice italienne Laura Antonelli, puis l’ex-Coco Girl Natty Tardivel avec laquelle il aura une fille, Stella, en 2003. Durant le confinement, Jean-Belmondo avait renoué avec la femme d’affaires belge Barbara Gandolfi, dont il s’était séparé en 2012.

C’était le roi de la cascade… ou presque

Au sommet de sa carrière, Jean-Paul Belmondo réalise lui-même ses propres cascades, donnant des sueurs froides aux équipes de ses films, sans parler des assureurs. En équilibre sur le toit d’une voiture ou d’un métro, au volant d’un canot lancé à toute vitesse ou accroché à l’échelle d’un hélicoptère au-dessus du vide. La prise de risques est payante à l’écran, même si la star joue clairement avec son intégrité physique. Il s’est ainsi foulé la cheville sur le tournage de L’Animal en dévalant un escalier, déchiré la cuisse en traversant une baie vitrée sur celui du Magnifique et fracturé la main droite durant les prises de vue de Peur sur la ville.

Il a boycotté les César pendant 40 ans

Champion du box-office dans la deuxième partie de sa carrière, Jean-Paul Belmondo était autant apprécié du public qu’il l’était de ses pairs, auréolé de ses rôles de légende chez Jean-Luc Godard (À bout souffle, Pierrot le fou), Henri Verneuil (Un singe en hiver) ou encore Jacques Deray (Borsalino). C’est en 1989 qu’il décroche sa première nomination au César du meilleur acteur pour Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch. Couronné, il refuse d’aller chercher la statuette. Officiellement, Bébel affirme qu’il aurait préféré recevoir un prix lorsqu’il était jeune. Mais on apprendra plus tard que la bouderie était liée à la rivalité entre son père Paul et le sculpteur César. Finalement l’acteur viendra recevoir un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière en 2017, remis par Jean Dujardin dans une salle Pleyel debout de longues minutes pour saluer cette légende du cinéma français.

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