Nicolas Bedos, Michel Cymes, Karine Le Marchand… Les stars osent-elles vraiment quitter les réseaux sociaux ?

Nicolas Bedos, Michel Cymes, Karine Le Marchand… Les stars osent-elles vraiment quitter les réseaux sociaux ?

RIPOSTE - Excédé par les polémiques à répétition, Nicolas Bedos a annoncé son intention de quitter les réseaux sociaux. D'autres célébrités en ont fait de même avant lui. Mais toutes n'ont pas respecté leur promesse. Morceaux choisis.

"J’ai goûté à cette violence et je l’ai détestée". Dans un message publié samedi dernier sur Twitter et Instagram, Nicolas Bedos a annoncé quitter ces deux réseaux, "conscient des limites de l’expression directe et de la perversion médiatique qu’elle provoque". Ces derniers mois, le réalisateur avait dû faire face à de vives critiques suite à son appel à ne pas respecter les restrictions sanitaires décidées par le gouvernement face à la pandémie de Covid 19. 

 

S’il reconnaît que les réseaux sociaux lui ont offert "une tribune plus ou moins efficace face au fléau du politiquement correct", le fils de Guy Bedos souhaite désormais se consacrer "exclusivement à [s]on travail". "Lui seul sera désormais autorisé à exprimer le regard que je pose sur notre société, nos stupeurs et nos doutes", assure-t-il.  

 

Nicolas Bedos tiendra-t-il ses bonnes résolutions numériques ? Ce lundi, ses comptes Twitter et Instagram, qui comptent respectivement 253.000 et 218.000 abonnés n’étaient pas encore fermés. Le réalisateur du prochain OSS 117 va-t-il réellement se priver de cet outil d’expression et de promotion ? Avant lui, d’autres célébrités ont fait des annonces similaires. Mais toutes ne les ont pas respectées. 

La grosse bourde d’Ashton Kutcher

Souvenez-vous… En 2009, Ashton Kutcher devenait la première star à franchir la barre du million d’abonnés sur Twitter. Un ambassadeur de choix, féru de nouvelles technologies, qui allait vite après avoir été à l’origine d’un shitstorm mémorable. En novembre 2011, l’acteur s’indigne en apprenant le licenciement de Joe Paterno, célèbre entraîneur de football américain de l’Université de Penn State.  

 

"Comment pouvez-vous virer Joe Pa ? C’est vraiment de mauvais goût", écrit la vedette de la série Mon Oncle Charlie. Sans savoir que le coach en question est accusé d’avoir couvert une affaire de pédophilie… Face aux réactions scandalisées des internautes, le malheureux fait son mea culpa. "Je me sens minable après ce que j’ai fait. À partir maintenant, j’arrête de tweeter, jusqu’à ce que je trouve un moyen de gérer convenablement ce fil." 

 

Ashton Kutcher ne va donc pas quitter Twitter, mais en confier la gestion aux équipes de Katalyst Media, sa société de production. Avec aujourd’hui 17,6 millions d’abonnés, le compte de l’acteur relaie son actu professionnelle et ses engagements dans diverses causes. Ce qui n’empêche pas son propriétaire de réagir à chaud à l’actualité lorsque l’envie lui en prend.

La colère de Justin Bieber

Durant l’été 2016, le chanteur canadien provoque la colère des internautes en postant sur Instagram des photos en compagnie de sa petite amie de l’époque, Sofia Richie. La fille du chanteur soul Lionel Richie, 17 ans, est la cible des attaques les plus virulentes. Et ça, le "Bieb" n’aime pas. "Je vais rendre mon compte Instagram privé si vous n'arrêtez pas ces messages haineux", prévient-il. "Si vous êtes vraiment fans vous ne devriez pas être si méchants avec les gens que j'apprécie." 

 

Mais la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est ce commentaire de Selena Gomez. "Si tu ne peux pas supporter la haine, alors arrête de publier des photos de ta copine. Ça devrait se passer uniquement entre vous. Ne sois pas en colère contre tes fans. Ils t'aiment. Et ils sont là depuis le début", écrit celle qui partagé la vie de l’interprète de "Baby", entre 2011 et 2014. "C'est marrant de voir comment les gens qui m'ont utilisé pour attirer l'attention sur eux, me pointent du doigt de cette façon. C'est triste", rétorque le beau gosse. 

 

Fâché, Justin supprime tout le contenu de son compte Instagram, dont la discussion en question. Mais il ne le ferme pas définitivement. Avec 161 millions d’abonnés, c’est aujourd'hui son principal outil de communication. La semaine dernière, il y a "fêté" les 7 ans de son arrestation retentissante à Miami pour "conduite sous influence", en profitant pour remercier Dieu de l’avoir tiré de ce mauvais pas…

L’exaspération de Michel Cymes

En 2017, le médecin le plus célèbre de la télé compte plus de 240.000 abonnés lorsqu’il décide de fermer son compte Twitter. Après avoir reçu des commentaires "insupportables" après la parution de Hippocrate aux enfers, son ouvrage consacré aux médecins nazis, il est accusé de sexisme pour ne pas avoir présenté de façon équilibrée l’anatomie masculine et féminine dans Le corps expliqué aux enfants. La polémique de trop ?  

 

"Malheureusement, le réseau social est devenu aujourd'hui un réceptacle, un déversoir permettant à ceux qui n'ont que de la haine ou de l'agressivité à proposer, de s'exprimer", regrette-t-il dans un ultime message à ses abonnés. "Je ne veux pas leur offrir une tribune pour s'exprimer. Ces twittopollueurs me privent de ce fameux contact avec vous." 

 

Michel Cymes va définitivement quitter Twitter. Et se rabattre un an plus tard sur Instagram, où il poste des clichés des coulisses de ses émissions. Il n’y compte à ce jour que 18.200 abonnés. Mais il y a sans doute gagné en tranquillité d’esprit. "Même si vous vous dites 'c'est des cons', à force de les lire, ces tweets qui étaient noyés au milieu de tweets bienveillants me minaient moralement", confiera-t-il sur RTL. "Et je me suis dit : à quoi ça sert ?".

La nouvelle vie de Karine Le Marchand

Le 8 mars 2018, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’animatrice de "L’amour est dans le pré" sur M6 déclare son admiration pour les "hommes aimants et respectueux, sans le regard desquels nous ne nous sentirions pas autant femmes". Une sortie jugée maladroite sinon scandaleuse par certains internautes, qui le font savoir à son auteure. 

 

"J'ai adoré communiquer, live-tweeter avec vous, l'humour de certains va me manquer, je captais vos réactions, l'air du temps, vous m'enrichissiez", écrit-elle à ses 372.000 abonnés pour justifier sa décision de quitter le réseau. "Les ultras de tous poils, insultants, capables de vouloir la mort de celui qui ne pense pas comme eux (tout en brandissant l'étendard de la tolérance), rendent ce lien impossible".  

 

Comme Michel Cymes, c’est sur Instagram qu’elle a depuis trouvé refuge. Et elle y a gagné au change. Au printemps dernier, lors du premier confinement, elle a inauguré une série d’interviews lives afin d’aider les internautes à trouver l’amour. Ils sont aujourd’hui plus de 550.000 à la suivre.

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