L’actrice Christina Ricci dénonce les violences conjugales qu’elle a subies pendant le confinement

L’actrice Christina Ricci dénonce les violences conjugales qu’elle a subies pendant le confinement

JUSTICE – Six mois après avoir demandé le divorce, la star de "Sleepy Hollow" a obtenu une injonction d’éloignement contre son futur ex-époux qu’elle accuse "d’abus physiques et émotionnels". Des faits qui auraient débuté en 2013.

Il n’a plus le droit de les approcher à moins de 90 mètres. Christina Ricci a obtenu de la justice que son fils de 6 ans et elles soient tenus à distance de son futux ex-époux James Heerdegen, qu’elle accuse de violences conjugales. L’injonction d’éloignement a été délivrée par un juge mercredi 20 janvier, six mois après que la comédienne a demandé le divorce, rapportent les médias américains.

L’actrice de 40 ans, inoubliable Mercredi dans La Famille Addams, affirme avoir été victime "de graves violences physiques et émotionnelles" de la part de son mari. Des faits qui auraient débuté à l’annonce de sa grossesse en octobre 2013 et se seraient intensifiés l’an dernier alors que le couple était isolé en raison de la pandémie.

Il n’était occupé qu’à me punir et me terroriser 24h/24- Christina Ricci

Dans sa demande d’injonction, Christina Ricci raconte qu’elle "a eu peur de dormir le soir" dès le début du confinement lors duquel elle s’est "retrouvée coincée à la maison avec un homme qui l’a violentée physiquement et émotionnellement et dont elle voulait divorcer". "Il n’était occupé qu’à me punir et me terroriser 24h/24", dit-elle de son mari. 

Elle écrit notamment que le 2 juin, il l’a "pourchassée chez eux" alors qu’elle tentait d’appeler les secours. "Il m’a attrapé les poignets et les mains, m’a trainée et a balancé mon corps sur le brasero qu’on a dans le jardin", poursuit-elle citée par People, énumérant ses "coupures, bleus et une douleur à la hanche qui la fait toujours souffrir aujourd’hui". Des blessures dont TMZ publie les photos.

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Christina Ricci relate d’autres faits de violences qui se seraient produits ces derniers mois sous les yeux de leur fils. Elle évoque notamment un sombre échange fin 2019. "Il a dit quelque chose qui m’a fait penser qu’il pourrait me tuer. Il a dit que la seule façon pour lui d’être désolé pour moi, c’était de me voir démembrée en petits morceaux", dit-elle. 

TMZ souligne que la comédienne est inquiète de voir son ex-compagnon rendre publics des audios et des vidéos dans le but de "l’humilier et lui faire honte" ou pour lui faire du chantage. Elle a demandé à la justice de le forcer à remettre ces fichiers. Le principal intéressé a réagi auprès du site spécialisé dans l’actualité des célébrités. L'avocat de James Heerdegen "nie toutes les accusations de violences" et indique qu’il va à son tour faire une demande d’injonction contre la jeune femme. 

Aux États-Unis comme partout dans le monde, les mesures de confinement ont contribué à une hausse des violences conjugales. Selon la National Domestic Violence Hotline citée par NBC News, les partenaires violents ont profité des mesures de confinement pour "isoler davantage, contraindre et faire grandir la peur au sein de la relation".

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