Polanski président des Césars : le malaise des Internautes

Polanski président des Césars : le malaise des Internautes
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STUPEUR ET TREMBLEMENTS - L'Académie des Césars et Canal + en ont décidé ainsi : Roman Polanski sera le président de la 42ème cérémonie des Césars qui se déroulera le 24 février prochain. Une nomination qui a révolté bon nombre de personnes en raison du passé judiciaire du réalisateur.

Pour lui, l'affaire est close mais pour d'autres, les accusations de Samantha Geimer et le fait que Polanski avait plaidé coupable de rapports sexuels illégaux avec une mineure demeure une affaire trop importante pour que le réalisateur se voit confier une "mission" telle que la présidence des Césars.


Ce mercredi 18 janvier, l'Académie des Césars et Canal + ont publié un communiqué commun pour annoncer que Roman Polanski présiderait la prochaine cérémonie qui se déroulera le 24 février prochain. Une décision qui n'a pas été bien accueillie par les Internautes qui, partagés entre indignation et colère, ont lancé le mot-clic #boycottCesar. Un appel au boycott pur et simple de la cérémonie dont, certains espèrent, qu'il sera entendu par de grands noms du cinéma.

En décembre dernier, la Cour suprême de Pologne avait mis fin à la procédure d'extradition de Roman Polanski vers les Etats-Unis où il est poursuivi par la justice américaine pour viol sur mineure en 1977. Une décision que le réalisateur avait accueilli avec soulagement : "je me réjouis surtout de ce que cette affaire est définitivement close. Je regrette seulement d'avoir eu à l'attendre si longtemps", avait-il déclaré. 


Une décision de justice qui faisait suite à l'extradition demandée par les USA. En 1977, en Californie, Roman Polanski, à l'époque âgé de 43 ans, avait été poursuivi pour avoir violé Samantha Gailey (aujourd'hui Geimer), 13 ans. Après 42 jours de prison, puis sa libération sous caution, le cinéaste qui avait plaidé coupable de "rapports sexuels illégaux" avec une mineure s'était enfui des Etats-Unis avant l'annonce du verdict, craignant d'être lourdement condamné, malgré un accord conclu avec la justice américaine.

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