Poursuivi pour inconduite sexuelle, James Franco trouve un accord avec ses accusatrices

L'acteur américain James Franco lors des SAG Awards, le 21 janvier 2018.

JUSTICE – Les deux actrices et anciennes élèves du comédien américain ont retiré les plaintes qu’elles avaient déposées contre lui en 2019. Elles l’accusaient notamment d’exploitation sexuelle lors de cours donnés dans son école de cinéma désormais fermée.

Le document a été signé le 11 février. Mais n’a été rendu public qu’une dizaine de jours plus tard avant d’être relayé par les médias américains. James Franco a trouvé un accord avec deux de ses anciennes élèves qui l’accusaient d’intimidation et d’exploitation sexuelle. 

Les actrices Sarah Tither-Kaplan et Toni Gaal ont décidé d’abandonner les poursuites entamées il y a deux ans à l’encontre du comédien. Les conditions de cet accord, qui n’ont pas été communiquées, doivent être validées par un juge le mois prochain.

Selon les plaintes, les faits se seraient produits lors d’une master class sur les scènes de sexe dispensée dans son école de cinéma Studio 4. Ouvert en 2014, l’établissement a fermé ses portes trois ans plus tard précise The Hollywood Reporter. James Franco aurait contraint les jeunes femmes à reproduire "des scènes d’orgie" explicites devant la caméra. L’enseignant-acteur aurait retiré les protections vaginales en plastique avant le tournage de scènes simulées de sexe oral et aurait aussi banni le port du soutien-gorge. 

Son pin's Time's Up aux Golden Globes en 2018 a cristallisé la colère

James Franco "a cherché à créer un réseau de jeunes femmes qui ont été victimes de son exploitation sexuelle et professionnelle sous couvert d’éducation", insistaient les plaintes. Si les apprenties comédiennes ont accepté de se plier à ses règles, c’est parce qu’elles ont été persuadées que des propositions de travail avec la star leur seraient faites par la suite. 

Des accusations rejetées en bloc par le principal intéressé. Lors de la procédure judiciaire, les avocats de l'acteur avaient dénoncé des déclarations "fausses et incendiaires, sans fond légal et poussé dans le cadre d’une class action (action de groupe, ndlr) dans le but évident d’attirer le plus de publicité possible à des plaignantes qui ont faim d’attention".

Lire aussi

Cinq femmes avaient pris la parole contre l'acteur dans une enquête du Los Angeles Times publiée au lendemain de sa victoire aux Golden Globes pour The Disaster Artist. Une soirée lors de laquelle il arborait un pin’s soutenant l'organisation Time's Up de défense de victimes d'agressions sexuelles au travail. "Je l'ai pris comme une gifle en plein visage", avait déclaré au quotidien Sarah Tither-Kaplan alors que la libération de la parole portée par le mouvement #MeToo était en pleine expansion. 

L'affaire James Franco n'est pas pour autant terminée. Le New York Times précise que les accusations des autres plaignantes de la class action seront "révoquées sous toutes réserves dans le cadre de l'accord", ce qui signifie que ces plaintes pourront être à nouveau déposées à une date ultérieure.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

L'exécutif change de ton : ce que va annoncer Jean Castex à 18h

EN DIRECT - Covid-19 : un nouveau joueur du XV de France testé positif, l'entraînement suspendu

CARTE - Covid-19 : où en est l'épidémie dans votre département ?

Covid-19 : quels sont les départements où la situation est "très préoccupante" ?

Les patients hospitalisés pour Covid de plus en plus jeunes : comment l'expliquer ?

Lire et commenter