Antoine Duléry dans "Quand je serai grande, je te tuerai" sur TF1 : "J'adore les rôles tourmentés"

Antoine Duléry dans "Quand je serai grande, je te tuerai" sur TF1 : "J'adore les rôles tourmentés"
CULTURE

CAMELEON - Antoine Duléry est l’un des personnages principaux de la série événement "Quand je serai grande, je te tuerai" ce lundi sur TF1 , avec Laetitia Milot. L’acteur de "Camping" est également à la Gaité Montparnasse, à Paris, dans un one-man-show où il mêle souvenirs et imitations de monstres sacrés du cinéma.

Depuis trois semaines, l'acteur Antoine Duléry fait trembler les planches du théâtre de la Gaîté Montparnasse à Paris dans un one-man-show touchant où il fait se croiser les grands acteurs du passé avec ses complices d'aujourd'hui : les Patrick Chesnay, Pierre Arditi, Jean Dujardin, et consorts.  Imitant ses pairs à la perfection, il passe d'un personnage à l'autre avec une aisance à la Belmondo, une comparaison qui lui fera plaisir. "Jean-Paul Belmondo, c'est un mythe", confie-t-il à LCI. "J'aime chez lui sa facilité à passer d'un rôle comique à un rôle plus grave. Il est à la fois 'l'Ainé des Ferchaux' et 'l'Incorrigible'". 

Ce spectacle, c'est justement un hommage à tous ces acteurs qui l'ont influencé. De Gérard Depardieu : "Il peut tout jouer, c'est le monde qui s'ajuste à lui", dit-il sur scène, à Jean Marais, l'un de ceux qui lui ont donné envie de faire ce métier. Et il s'empresse de vous raconter une anecdote : "En 1985, à la fin des répétitions du Cid au théâtre du Rond-Point, Francis Huster me demande de raccompagner Jean Marais chez lui. Me voilà dans la Fiat 127 jaune de ma mère avec à ma droite le Capitan, Orphée, le Bossu. J'étais comme un fou", s'emporte-t-il.

Un exercice de transmission

A son tour de faire entrer les spectateurs dans l'écran, à la façon du film "La rose pourpre du Caire" de Woody Allen. Un exercice de transmission qu'il réalise à merveille. Avec un simple fauteuil blanc pour décor, où s'assoit de temps en temps un psy parlant comme Henri Chapier, Antoine Duléry imagine une soirée chez Fabrice Luchini qu'il n'arrivera jamais à quitter, se changeant tout à tour en Yves Montand, en Michel Galabru, ou encore en Louis Jouvet. 

Il se fait caustique aussi, balançant sur Claude Lelouch - qui l'a fait tourner à sept reprises -. "Il porte bien son nom", lance-t-il sur scène. "C'est le seul réalisateur capable de vous réveiller à 5 heures du matin parce qu'il y a un magnifique lever de soleil sur le lac Léman". Les chanteurs ne sont pas en reste, avec notamment un Johnny Hallyday, plus vrai que nature, refusant de parler au téléphone à Fabrice Luchini parce que sa femme de ménage ne parlant pas bien le français a compris "Fabrice le kiné!". "Histoire véridique", nous confie-t-il.

J'observe beaucoup et je m'imprègne très vite de l'autre- Antoine Duléry

"L'imitation, c'est un truc d'instinct chez moi. J'observe beaucoup et je m'imprègne très vite de l'autre. Quand je dessinais, je faisais beaucoup de caricatures, ça doit venir de là", tente-t-il d'expliquer. Autre trouvaille de ce spectacle, Antoine Duléry tente avec malice de faire se côtoyer le réel et l'imaginaire. Ainsi Alain Delon s'empare des répliques de Louis de Funès, Michel Serrault dans "La cage aux folles" se prend soudain pour Robert de Niro, et Nicolas Sarkozy se transforme en Gérard Depardieu dans "Tenue de soirée". Rien que ça ! 

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"Une façon de dire que les acteurs ne sont jamais contents de leur sort. Quand ils sont abonnés aux comédies, ils rêvent d'interpréter des rôles dramatiques et inversement", analyse-t-il. Un message subliminale ? C'est fort possible. Acteur populaire s'il en est, - il a incarné entre autres le fameux "Paulo Gatineau", le mari infidèle dans Camping de Fabien Ontoniente -, Antoine Duléry n'est pas contre des rôles plus sombres. "J'adore les rôles tourmentés", lance-t-il.

Il en fera la démonstration ce lundi dans la nouvelle fiction de TF1, baptisée "Quand je serai grande, je te tuerai", réalisée par Jean-Christophe Delpias. Antoine Duléry incarne le docteur que Jeanne ( Laetitia Milot) accuse d'être l'assasin de sa mère. Une adaptation libre de "Undeniable", un téléfilm en deux parties diffusé en avril 2016 sur la chaîne britannique ITV. Les deux épisodes avaient réuni plus de 6 millions de téléspectateurs outre-Manche. 

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