Vianney débarque dans "The Voice" : "Je manque d'expérience sur certains trucs mais c'est tant mieux"

Vianney débarque dans "The Voice" : "Je manque d'expérience sur certains trucs mais c'est tant mieux"

INTERVIEW – Le chanteur qui fêtera ses 30 ans la semaine prochaine étrenne ses nouvelles fonctions de coach dans la saison 10 du télécrochet de TF1 dès ce samedi 6 février. Un rôle qu’il a mis un peu de temps à accepter mais dans lequel il se sent désormais "bien dans ses baskets".

Amel Bent l'a surnommé "le chat" à force de le voir escalader son fauteuil rouge. Vianney semble tellement à l'aise dans son nouveau costume qu'il peine à tenir en place. L'interprète de "Pas là" a beau être le plus jeune coach de l'histoire de "The Voice", il répond plus que présent face à sa voisine et leurs collègues Florent Pagny et Marc Lavoine dans cette dixième saison qui s'annonce déjà explosive. 

Tantôt debout, tantôt assis avec les genoux recroquevillés contre sa poitrine, il accepte avec humour les vannes de ses camarades et se montre très enthousiaste lors des auditions à l'aveugle. Peut-être trop, quitte à casser le matériel. "J'ai bourriné un peu", reconnaît-il. Avant de partir enregistrer la suite de l'émission, le chanteur a répondu à notre appel en visio.

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Vous revenez du tournage de "Rendez-vous en terre inconnue" pour France 2. Vous vous lancez dans "The Voice", ce n’était pas aussi un peu partir en terre inconnue ?

Ça, c'est clair ! Mais quand même un peu moins qu'avec Raphaël de Casabianca. J'étais venu chanter lors de quelques finales de "The Voice". Donc j'avais vu un petit peu comment se passaient les choses : les coulisses, les musiciens, le stress des talents, les discussions et les moments un petit peu en dehors. Ce qui est certain, c'est que je suis allé de découverte en découverte. J'ai beaucoup appris depuis le début de la saison, je me suis déjà beaucoup enrichi. Rien que pour ça, c'était un bon choix de venir ici.

Quel a été le déclic pour enfin prendre possession de ce fauteuil rouge ?

Malheureusement, je n’ai pas eu un déclic comme ça. Ça a été un peu progressif. J’ai travaillé avec des gens en studio, j’ai beaucoup écrit pour les autres. J’ai eu cette activité de coaching qui n'a que pour but de mettre en valeur la personne qu'on a en face de nous. Et c'est ce qu'on fait ici. Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser que c'était quelque chose qui me plaisait. Avant, ça aurait été trop tôt. Là, je suis bien dans mes baskets.

Aussi bien dans vos baskets que dans le fauteuil rouge ? Il paraît que vous en avez cassé deux…

Oui… J'ai un peu merdé, mais ça y est, ils sont réparés. On a juste pris un peu de retard lors du tournage. Je m’en suis voulu mais je ne l’ai pas fait exprès. J’ai bourriné un peu. Ici, il se passe des trucs qui nous rendent un peu euphoriques, qui nous mettent en joie, qui nous excitent. C'est ça, la musique. On est tout le temps surpris.

Je n’aime pas être méchant et je n'aimais pas ça dans d'autres télécrochets où l’idée c’était un peu de se casser ou de se moquer- Vianney

Amel Bent vous a surnommé "le chat" car vous ne tenez pas en place. Mais un félin, ça n’a aussi pas peur de sortir ses griffes. Alors quel coach serez-vous ?

Je dis ce que je pense mais je ne suis pas blessant. Je n’aime pas être méchant et je n'aimais pas ça dans d'autres télécrochets où l’idée c’était un peu de se casser ou de se moquer. J’essaie de mettre les talents en confiance, de les encourager mais aussi de leur donner des pistes de progression parce qu'on en a tous besoin.

Vous dites qu’il y a "quelque chose de très familial" dans l’émission. Dans la famille des coachs de "The Voice", vous êtes plutôt le grand frère un peu foufou, le beau-papa protecteur ou les deux ?

Les deux me vont bien (il sourit). Mais le côté protecteur, c'est plus Marc ou Florent. Les coachs sont hyper gentils avec moi mais je reste quand même le petit bébé du truc. Ça n'enlève rien au fait que je suis quand même plus jeune. Donc oui, je manque d'expérience sur certains trucs, mais c'est tant mieux et c'est normal. C'est l'ordre des choses. 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile : canaliser votre énergie ou devoir expliquer à un talent pourquoi il n’était pas retenu ?

C’est toujours plus délicat de s'adresser aux talents parce que c'est plus sacré que tout. Ils ont préparé pendant longtemps ces trois minutes de chanson. Nous, il faut qu'on fasse honneur à ça. Donc il faut être absolument concentré et leur donner des choses qui vont leur être utiles, qui ne vont surtout pas les casser dans leur élan et qui les fassent avancer. Ça fait beaucoup d'ambition au moment où on leur parle. Mais ce n’est que comme ça qu'il y a de vrais beaux moments d'échange entre eux et nous.

Je serais vraiment allé au casse-pipe si j'avais tenté ma chance à "The Voice"- Vianney

Vous dites : "Les défauts, c’est quelque chose qui me touche". Ce sont les aspérités, les imperfections que vous cherchez dans les voix des talents ?

Ce qui est sûr, c'est que je n’aime pas quand il n’y en a pas. Quand c’est trop parfait, ça me touche moins. En revanche, je sais toujours reconnaître que c'est parfait. Cette saison, vous verrez qu’il y a des prestations magnifiques de perfection et de technicité. Certains chantent mieux que nous quatre réunis. Je suis plus attaché à quelqu’un qui nous livre ses émotions, même avec des défauts. Il s’est passé quelque chose, il y a eu un frisson. Je suis plus attentif à ça et plus admiratif de ça. 

Que pouvez-vous nous dire sur votre équipe ?

Que j'ai une chance incroyable. Je ne peux pas les réduire à un genre, à un style parce qu’ils sont tous différents. Le seul truc qu'ils ont en commun, c'est d'aimer chanter et de faire partie de mon équipe. Ils m'apportent tous beaucoup. Je ne sais pas qui est le coach de qui dans cette histoire et c'est ça qui est chouette.

La nouvelle étape des cross-battles, juste avant les émissions en direct, vient bouleverser la saison. Car les coachs n’arriveront peut-être pas avec le même nombre de talents en finale. C’est quelque chose que vous appréhendez ?

C'est vrai, c'est la grosse loose (il rit). Je sais que c'est possible d'arriver avec zéro talent à la finale. Franchement, ce serait les boules mais ça peut m'arriver. Mais ce n’est pas grave. Ce qui compte, c'est que les talents qui le méritent le plus au vu du parcours, du travail et de la magie qu'ils ont en eux s’en sortent. 

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"The Voice" a démarré en 2012, deux ans avant que vous sortiez votre premier album, "Idées blanches". Vous auriez pu participer à l’émission ? 

J'aurais pu, c'est vrai. Mais j'avoue que je n'y avais jamais pensé. Je ne me serais pas senti la volonté de vouloir briller le temps d'une prestation. Je ne sais pas faire. Il faut réussir à convaincre un jury dès le départ et je suis un très mauvais vendeur de moi-même. Je serais vraiment allé au casse-pipe. C’est pour ça que je suis admiratif et respectueux de ceux qui se présentent face à nous.

Vous êtes mauvais vendeur de vous-même mais êtes-vous un bon acheteur des autres ?

Grave ! Quand j'aime bien, je peux tout donner. J'achète au prix très fort. Je reconnais qu'il y a peu de trucs qui me touchent vraiment en musique. Mais bon, ça ne fait pas du tout de moi un snob. Il y a plein de trucs que je trouve géniaux mais qui ne me touchent pas du tout. En revanche dès que ça me touche, je sais que j'y vais à 2000%.

Vous venez de boucler la série de concerts des Enfoirés pour la première fois. À quoi ressemblera le spectacle que personne n’a encore vu cette année en raison de la crise sanitaire ?

Je pense que resurgira la beauté du courage qu'ils ont eu de maintenir cette édition. C’est ce que je souhaite. À quoi ça ressemblera ? Je pense que c'est un peu comme tous les ans : un beau spectacle avec des tableaux très différents, des sketchs.... Mais ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est important, c'est vraiment qu'ils aient maintenu et qu'ils aient fait au mieux pour proposer un spectacle de qualité même sans public, dans ce contexte si compliqué. Ils se sont bien arrachés. Beaucoup de choses s’arrêtent avec ce qui nous arrive, ce qui est assez insupportable. Mais il ne faut pas que cessent les mobilisations pour les choses qui nous tiennent à cœur. Les équipes des Enfoirés l’ont fait de main de maître et franchement, grand respect. J’espère que ça se verra suffisamment pour que ça marche aussi bien que les autres années. 

>> "The Voice 2021" : tous les samedis dès le 6 février à 21h05 sur TF1 - retrouvez toutes les vidéos sur le site officiel de l'émission

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