VIDÉO - "J’aime ce qui est déstabilisant" : Luc Arbogast remonte dans l’arène pour "The Voice All Stars"

VIDÉO - "J’aime ce qui est déstabilisant" : Luc Arbogast remonte dans l’arène pour "The Voice All Stars"

RETOUR – Son look médiéval aussi atypique que son timbre de contre-ténor ont marqué la saison 2 de "The Voice". Luc Arbogast participe à l’édition "All stars" qui débute ce samedi soir sur TF1. Le chanteur s'est confié auprès de LCI.

Dans la famille "The Voice", je demande celui qui ne ressemble à aucun autre. Lorsqu’il se présente en 2012 sur le plateau de l’émission, avec ses bottes à grelots et sa tunique médiévale, Luc Arbogast est déjà un chanteur expérimenté. Du punk rock à la musique traditionnelle, ce fils de militaire s’était tracé un chemin loin des caméras de télévision. 

Devant plus de 9 millions de téléspectateurs, son timbre androgyne trouvera une caisse de résonance inédite. Éliminé lors du premier prime en direct, il signe chez Universal et vend plus de 200.000 exemplaires de l’album Odysseus, n°1 des charts pendant deux semaines avant d’être détrôné par un certain Racine Carrée de Stromae.

Réaffirmer ses valeurs avant tout

Si son dernier disque, Metamorphosis, remonte à 2016, Luc Arbogast a multiplié les concerts et les collaborations ces dernières années. Participer à "The Voice All Stars" est, pour lui, moins une nécessité qu’une manière de réaffirmer des valeurs bien à lui. "Mon enjeu, il est le même hier qu’aujourd’hui", explique-t-il à LCI. "C’est d’abord de faire connaître ma culture, ensuite de faire comprendre au public qu’avec des blessures un peu ouvertes au plan émotionnel, un vécu un peu difficile, on peut réussir à distiller tout ça et en faire quelque chose de beau."

De sa première participation à "The Voice" dans l’équipe de Jenifer, à des années-lumières de son univers musical, le natif de La Rochelle ne garde que de bons souvenirs. "Cette émission m’a permis de me professionnaliser", insiste-t-il. "Moi je travaillais la matière brute et ça m’a permis d’acquérir des outils de compréhension du travail du spectacle, les termes techniques, le travail de l’image, le travail de la qualité de la voix bien sûr. Ça m’a vraiment obligé à exceller."

Lire aussi

Lorsqu’on lui demande s’il se retournerait sur une voix comme la sienne, ce solide quadragénaire n’hésite pas une seconde. "Oui je me retournerai parce que j’aime ce qui est déstabilisant", lance-t-il. "Parce que j’aime le culot. Parce que j’aime avoir des surprises, quoi ! Aujourd’hui on vit dans un monde où il n’y a plus énormément de surprises et c’est vrai qu’entendre quelque chose d’atypique, ça compte. C’est valable pour ma voix mais aussi ma tête qui l’est tout autant. Tout comme ce serait valable pour une nana qui chanterait avec une voix super grave !".

Si les sons d’autrefois irriguent son répertoire, Luc Arbogast n’en reste pas moins un homme de son temps, prêt à embrasser l’avenir avec enthousiasme. "Pendant les confinements, j’ai développé une plateforme de livestreaming avec mon équipe, qui marche super bien", raconte-t-il. "Je travaille aussi sur des créations historiques pour des grandes villes comme Paris, Orléans et l’an prochain Dourdan. Et puis à l’étranger, je suis considéré comme un ambassadeur des musiques du monde : je serai d’ailleurs en octobre au Womex, une grande convention internationale à Porto. Bref plein de projets !".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Le Covid-19 pourrait altérer la matière grise du cerveau même chez les cas bénins

Covid-19 : les tests deviendront payants le 15 octobre seulement pour les non-vaccinés, annonce Jean Castex

Taux d'incidence du Covid-19 : où en est l'épidémie en France ?

Ségolène Royal échoue à se faire élire au Sénat

Les filles de Barbès

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.