"Un air de famille", "Le goût des autres", "Cuisine et dépendances"... les rôles marquants de Jean-Pierre Bacri

"Un air de famille", "Le goût des autres", "Cuisine et dépendances"... les rôles marquants de Jean-Pierre Bacri

SOUVENIRS - Il aura durablement marqué le cinéma français. Jean-Pierre Bacri est décédé à l'âge de 69 ans, laissant derrière lui une carrière aussi belle que riche.

C'était le râleur préféré du cinéma français. L'acteur et scénariste Jean-Pierre Bacri est mort ce lundi 18 janvier des suites d'un cancer à l'âge de 69 ans, comme l'a annoncé à l'AFP son agente Anne Alvares-Correa. Figure du théâtre et du cinéma français, il occupait une place de choix auprès du public pour ses rôles d'anti-héros désabusés mais profondément humains. 

Parfois catalogué comme l'acteur d'un seul rôle, celui de l'éternel bougon, il détestait pourtant qu'on lui colle cette étiquette. "Je ne joue pas toujours des personnages râleurs !", s'était emporté l'acteur auprès de l'AFP en 2015. Pour Bacri, qui n'aimait pas les héros et "ne cro(yait) pas aux types éclatants de bonheur", "traquer le vécu, la sobriété, la pudeur" et "refuser la tricherie" étaient une profession de foi.

Le Grand pardon

Jean-Pierre Bacri obtient son premier rôle au cinéma en 1979 dans Le Toubib. Mais c'est sa prestation de proxénète dans Le Grand Pardon en 1981 qui le fait connaître aux yeux du grand public. Il joue le rôle de Jacky, le neveu de Raymond Betton, chef d'un clan de  juifs pieds-noirs qui règne en maitre dans le milieu du racket. Un personnage de grande gueule qui lui collera à la peau. 

Cuisine et dépendances

Il acquiert une grande popularité en 1993 avec Cuisine et dépendances, l'adaptation de la pièce qu'il a écrite avec sa complice Agnès Jaoui. Il y joue le rôle de Georges, le copain d'un couple de bourgeois qui invitent à dîner deux amis perdus de vue depuis dix ans. Le film est un succès et Jean-Pierre Bacri devient très populaire auprès du public. 

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Un air de famille

En 1996, il est dirigé par Cédric Klapisch dans l'adaptation de la pièce de théâtre qu'il a écrite avec Agnès Jaoui. Il se glisse dans la peau de Henri Ménard, le propriétaire du café Le Père Tranquille. Fils aîné de la famille, il vient de se faire larguer par sa femme Arlette. Un film savoureux qui vire au règlement de compte familial et qui permet au tandem Jaoui-Bacri de remporter son deuxième Cesar du meilleur scénario après Smoking / No Smoking en 1994. 

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Jean-Pierre Bacri : le râleur préféré du cinéma français

On connaît la chanson

L'année suivante, il joue sous la direction d'Alain Renais dans On connaît la chanson. Il y incarne Nicolas, l'ex-amant d'Odile (Sabine Azéma), désormais mariée à Claude (Pierre Arditi). Une prestation qui lui vaut le César du meilleur second rôle masculin ainsi que celui du meilleur scénario qu'il a co-signé avec Agnès Jaoui et qui joue sur le thème des apparences. 

Didier

En 1997, il est à l'affiche de Didier, le premier long-métrage réalisé par Alain Chabat et auréolé du César du meilleur premier film. Il incarne un agent de footballeur qui, en plus de ses soucis avec ses joueurs vedette, hérite de Didier, le chien d'une amie journaliste qu'il a accepté de garder. Une nuit, le chien prend une apparence humaine...

Le Goût des autres

En 2000 Agnès Jaoui passe derrière la caméra pour Le Goût des autres. Elle offre à Bacri le rôle d'un chef d'entreprise qui tombe sous le charme de Clara (Anne Alvaro), une comédienne qui, par un heureux hasard, va lui donner des cours d'anglais nécessaires à son travail. Peu porté sur la culture, il va tenter de s'intégrer au milieu artistique dont il ne connaît pas les codes.

Le Sens de la fête

En 2017, il tourne sous la direction d'Olivier Nakache et Eric Toledano, dans Le Sens de la fête. Il est irrésistible dans le rôle de Max, organisateur d'un mariage où rien ne se déroule comme prévu, un rôle d'éternel bougon taillé sur mesure. Ce sera l'un de ses derniers films, Jean-Pierre Bacri tournant moins depuis quelques années et revendiquant son droit à la paresse.

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