Un an après Marseille 2013, le rideau tombe sur les grands événements culturels

Un an après Marseille 2013, le rideau tombe sur les grands événements culturels

CULTURE – Certes, l’année capitale européenne a été un véritable succès populaire. Mais on apprend en cette fin d'année 2014 l’annulation de grands événements. De quoi inquiéter public et professionnels.

Le bilan de l’année culturelle avait été très positif, Marseille Provence 2013 se targuant d’un véritable succès, avec plus de 11 millions de visiteurs pour 950 projets.

Mais l’énergie qui a garanti la réussite de cet événement se serait-elle épuisée ? Pour les artistes et programmateurs, la fin de l’année 2014 et le début de 2015 semblent des plus compliqués. Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), par exemple, annonce une baisse de sa fréquentation , passant de plus de 580 000 visiteurs à 500 000 pour cette année. Plus grave : on a appris récemment l’annulation de plusieurs rendez-vous phares.

Les Voix du Gaou, c’est fini

Le 25 septembre dernier, le député-maire de Six-Fours-les-Plages (Var), Jean-Sébastien Vialatte, a annoncé que le festival de musique Les Voix du Gaou n'aurait pas lieu en juillet prochain, après dix-sept ans d'existence. Les raisons ? Un déficit chronique, les cachets trop élevés des artistes et une diminution de la fréquentation liée à la baisse du pouvoir d'achat des spectateurs. "L'édition 2014 n'a pas été plus catastrophique que les autres. Nous avons enregistré un déficit de 160 000 euros. La ville avait augmenté la dotation et fait des efforts, mais ça n'a pas suffi", affirme Rabah Houia, le directeur de Sud Concerts, la structure organisatrice.

Salon public, c’est fini aussi

Presque au même moment, l’association marseillaise Karwan annonçait la disparition de Salon public, son festival des arts de la rue et du cirque. Créé en 2009 pour la ville de Salon-de-Provence, il n’a pas eu lieu fin septembre comme c’est le cas d'ordinaire. La nouvelle municipalité n’aurait pas souhaité poursuivre l’aventure.

"Depuis les dernières élections et malgré nos demandes de pouvoir être entendus auprès des services concernés, le choix a été fait de ne pas nous recevoir, ni nous signifier la position prise par écrit", avance Anne Guiot, la directrice de Karwan. Pour l’adjointe à la culture de la ville, Caroline Tillie-Chauchard, c’est avant tout une question de coût  : "La Ville n'a pas les moyens de s'offrir ce festival. Nous avons souhaité ne pas valider le projet de 90 000 euros, un montant colossal pour Salon".

Par ailleurs, c’est la pérennité même de Karwan qui est en danger. Car, si la région poursuit son soutien, le conseil général a diminué le sien. Du coup, l’événement la Folle histoire des arts de la rue n'a pas eu lieu cette année.

Existe-t-il une solution ? Avoir davantage recours au mécénat, pour ne point dépendre de subsides publics, en est une. "C’est ce que proposent les collectivités locales qui rechignent à augmenter les subventions. On peut faire ce choix, mais cela ne sera sûrement pas sans conséquence sur la programmation", confie un salarié d’une grosse structure culturelle marseillaise.
 

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