VIDÉO - Arsène Lupin a-t-il existé ? Découvrez l'histoire de Marius Jacob, l'anarchiste cambrioleur

VIDÉO - Arsène Lupin a-t-il existé ? Découvrez l'histoire de Marius Jacob, l'anarchiste cambrioleur

ANARCHISTE CAMBRIOLEUR - Alors que la série "Lupin" cartonne aussi bien en France qu’a l’étranger, on vous emmène à la découverte d du hors-la-loi Marius Jacob dont l'histoire a bien des airs du "gentleman cambrioleur"

Le romancier Maurice Leblanc a beau s’en être toujours défendu, l’histoire d’Arsène Lupin revêt bien des similitudes avec celle de Marius Jacob, l’anarchiste cambrioleur. Militant arnarchiste, Marius Jacob est né dans le quartier du Vieux-Port à Marseille en 1879. Son parcours de hors-la-loi débute 20 ans plus tard...

En 1899, en se faisant passer pour un inspecteur de police, il dérobe plus de 400.000 francs. Il est arrêté l'année suivante pour éviter cinq années de réclusion, il simule la folie et s'évade avec la complicité d'un infirmier de l'asile d'Aix-en-Provence. Réfugié à Montpellier, il gère une quincaillerie au nom de sa maîtresse, Rose Roux. L’endroit idéal pour apprendre à crocheter les serrures sans éveiller les soupçons...

Les travailleurs de la nuit

Devenu un expert en cambriolage, Maurice Jacob crée sa bande nommée "les travailleurs de la nuit". Les principes en sont simples : on évite à tout prix de verser le sang sauf pour protéger sa vie et sa liberté ; et, on ne vole que les métiers que l'on juge représentants et défenseurs de l'ordre social. Enfin, il faut reverser une partie des butins à la cause anarchiste.

Cet as du déguisement opère sous un nombre important de pseudonymes dont celui d'Attila. L'homme a d'ailleurs beaucoup d'humour, Il s’excuse de s’être trompé de victime pour un cambriolage, dans la maison de l’écrivain Pierre Lotti, il remet tout en place et laisse une lettre : "Ayant pénétré chez vous par erreur, je ne saurais rien prendre à qui vit de sa plume. Tout travail mérite salaire. Attila. P.S. : Ci-joint dix francs pour la vitre brisée et le volet endommagé."

Entre 1900 et 1903, sa bande commet de 150 à 500 cambriolages en France et même à l'étranger. Mais une opération menée à Abbeville conduit à la mort d’un policier. Marius Jacob est arrêté avec deux complices en avril 1903. Il échappe à la guillotine mais est envoyé au bagne de Cayenne où il arrive en 1906 et sera finalement libéré près de vingt ans plus tard. 

Si Marius Jacob abandonne son passé de cambrioleur, il ne renoncera jamais ni à sa verve, ni à ses opinions. Il se suicide en 1954 en laissant un mot : "Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J'ai la cosse (flemme). Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie (pièce du pain). À votre santé"

>> Retrouvez toute l'histoire de Marius Jacob dans notre vidéo ci-dessus

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