Chandra Wilson ("Grey’s Anatomy") : "Les médecins sont les vrais héros de la pandémie !"

Chandra Wilson ("Grey’s Anatomy") : "Les médecins sont les vrais héros de la pandémie !"

INTERVIEW – Elle incarne l’intraitable docteur Bailey depuis le tout premier épisode. À l’occasion de l’arrivée sur Disney+ des quinze premières saisons de la série médicale, Chandra Wilson fait pour LCI le bilan d’un programme aussi humain que spectaculaire.

Ils ne sont que trois à avoir joué dans l’intégralité de la série. Ellen Pompeo (Meredith Grey), James Pickens Jr. (Richard Webber) et elle. Au générique de Grey’s Anatomy depuis 2005, Chandra Wilson a d’abord fait trembler les internes de l’hôpital le plus célèbre de Seattle avant de les émouvoir aux larmes sous la blouse du docteur Miranda Bailey.

Les accros du programme ont pu suivre son personnage se transformer au rythme des bonheurs et des drames. D’une naissance à un divorce, d’une promotion à une crise cardiaque. Un parcours pas comme les autres sur lequel l’actrice de 51 ans revient pour LCI à l’occasion de l’arrivée des quinze premières saisons de la série sur Star, la section adulte de Disney+, dès le 23 février

Depuis 15 ans, Grey’s Anatomy apprend à ses téléspectateurs à se montrer résilients et à surmonter les traumatismes. La clé du succès de la série, c’est son humanité ?

Je crois vraiment que le public tombe amoureux de ces personnages et aussi de leurs histoires. Et cette humanité partagée fait qu’il revient vers nous saison après saison. On se reconnaît dans ces héros et dans leurs parcours.  Les téléspectateurs nous disent que c’est réconfortant de regarder notre série. Ça semble très personnel, il y a de l'humour mais surtout il y a de l'honnêteté !

La première fois où l’on entend parler de Miranda Bailey dans le pilote, les internes l’appellent "la Nazie", – "le tyran" dans la version française. En 17 saisons, celle que tout le monde craint est devenue celle sur laquelle tout le monde se repose. Comment jugez-vous cette évolution ?

Je pense que dans l'esprit de Miranda Bailey, elle est toujours la femme que vous avez vue dans le premier épisode. Mais en tant que public, nous avons eu la chance de voir une jeune interne qui avait des aspirations pour sa carrière. Et au fil des ans, on a pu la voir atteindre ses objectifs en temps réel, comme cela se produirait dans la vraie vie. Et je pense que c'est pour ça que les téléspectateurs se reconnaissent en elle. On découvre qu’elle a des problèmes de santé mentale, que son mariage bat de l’aile. Mais ensuite on la voit trouver le nouvel amour de sa vie et élever son fils. Des choses que nous pouvons tous vivre et qui font qu’on peut s’identifier à elle, l’admirer. Mais dans son esprit, elle est encore la Nazie ! (elle rit).  

Si vous ne pouviez regarder qu’un seul épisode encore et encore, lequel choisiriez-vous ?

J’ai toujours adoré notre tout premier épisode. C'est celui qui a posé les bases de ce que serait Grey’s Anatomy. Il suit les vingt-quatre heures de la vie d'un interne jeté dans cet environnement médical, au milieu de tous ceux qui vont lui donner des ordres. À chaque fois qu’on s’éloigne de la manière dont on devrait aborder un sujet et même dont Miranda Bailey devrait l’aborder, je repense toujours à ce premier épisode.

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La pandémie a-t-elle changé votre regard sur les médecins ?

Elle n’a fait qu’accroître ce que je pense d'eux ! On leur apprend à être prêts. Mais c’est impossible d’imaginer un scénario où vous êtes mobilisable 24 heures sur 24 pour sauver des vies ! Cette pandémie teste vraiment les limites humaines de ces professionnels de la santé.  C’est un honneur pour nous de mettre en valeur leurs vies et de souligner cette lutte, parce qu'ils sont vraiment les héros de cette pandémie.  

Le coronavirus occupe une place centrale dans la saison 17 que vous tournez actuellement. Ces épisodes sont-ils les plus difficiles que vous ayez eu à tourner jusqu’à présent ?

Je ne suis pas sûre que ce soit les plus difficiles, mais ce sont  ceux qui se rapprochent le plus de ce que nous vivons vraiment actuellement. J'espérais qu'au moment où ces épisodes seraient diffusés, nous parlerions au passé, que nous serions sortis de cette crise. Mais nous sommes tellement au cœur des histoires que nous racontons... C'est en quelque sorte malheureux. Mais encore une fois, Grey’s Anatomy est connue pour son honnêteté. 

>> Grey's Anatomy - saisons 1 à 15 disponibles sur Disney+ dès le 23 février, saison 17 prochainement sur TF1

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