Cet artiste peint d'immenses fresques éphémères sur l'herbe pour défendre "un monde plus juste"

Cet artiste peint d'immenses fresques éphémères sur l'herbe pour défendre "un monde plus juste"

ART - Pionnier dans le domaine de la peinture sur herbe, l'artiste français Saype réalise depuis 2015 de gigantesques fresques en pleine nature pour délivrer des messages d'espoir et de solidarité entre les peuples.

Il a choisi la plus grande toile qui existe au monde, à savoir la nature. Un espace quasiment inexploité par les artistes dont Guillaume Legros alias Saype a fait son terrain de jeu. Le street-artiste belfortain est l’un des pionniers de la peinture sur herbe. "Ce qui m’intéresse, c’est de peindre sur un support qui est vivant", explique le trentenaire. Des fresques monumentales et éphémères qui nécessitent, pour en apprécier vraiment la beauté, de prendre de la hauteur. "C’est un peu comme dans la vie, il faut prendre du recul pour que la réalité nous apparaisse", poursuit l’artiste.

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Pistolet de peinture en main, Guillaume arpente de long en large sa toile, une colline ce jour-là. "Il y a des points de repère au sol qui m’aident à me situer dans l’espace", explique l'artiste. Il utilise une peinture 100% biodégradable. "J’ai tout de suite compris que j’aurais besoin d’utiliser une peinture éco-responsable. J’ai passé un an à faire des essais dans le jardin de mes parents", raconte le jeune homme. De ses fresques poétiques, il ne reste que des photos et des vidéos. L'œuvre évolue en fonction des intempéries, de la repousse du gazon, du passage des visiteurs. "Ce qui m’intéresse, c’est l’aspect éphémère. J’ai laissé une empreinte et potentiellement une trace dans l’esprit des gens que j’ai rencontrés ou qui ont pu voir mon œuvre", poursuit-il.

J’ai envie dans mon existence de poser une pierre à l’édifice d’un monde plus juste- Guillaume Legros alias Saype

Autodidacte, Guillaume a d’abord laissé son empreinte sur des murs, en tant que graffeur. "C’était un acte de rébellion, une manière d’exister dans la société", raconte l'artiste. Mais la pollution visuelle le dérange. "On est énormément sollicité dans les villes, il y a énormément de tags, de publicités. Et par conséquent, il devient difficile de capter l’intention des gens", souligne l’artiste. Aujourd’hui, cela fait six ans que le jeune homme a quitté son métier d’infirmier pour se consacrer totalement à son art. "J’ai envie dans mon existence de poser une pierre à l’édifice d’un monde plus juste. Je ne prétends pas être un sauveur mais j’essaie de contribuer, modestement, à le rendre meilleur", explique l’artiste.

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Sa première œuvre en pleine nature a été réalisée en 2015, dans les Alpes françaises. C'est alors la plus grande fresque (1400 m²) sur herbe réalisée au monde. Son nouveau projet, baptisé "Beyond walls" (en français, "Au-delà des murs"), a été initié à Paris en 2019. Ses œuvres ont depuis été exposées dans sept autres pays. Mais Saype ne compte pas s'arrêter là. "Mon envie est de créer symboliquement la plus grande chaîne humaine au monde en reliant des villes et des pays via de grandes fresques représentant des mains entrelacées", explique Guillaume. De quoi adresser aux peuples du monde entier un message d'espoir et de solidarité.

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