Les musées confinés se réveillent au son du violoncelle de Camille Thomas

Les musées confinés se réveillent au son du violoncelle de Camille Thomas

MUSIQUE - La fermeture des lieux culturels et l'annulation des concerts ont "brisé le cœur" de la violoncelliste Camille Thomas. Elle a donc décidé de continuer à jouer sur les toits parisiens, puis dans de nombreux musées de la capitale, sans public mais avec toujours autant de passion.

C'est à l'occasion du premier confinement que la musicienne Franco-Belge Camille Thomas s'était mise à jouer sur les toits parisiens. Objectif ? Égayer les débuts de soirées de ses voisins en diffusant quelques notes de musique. "Tous les soirs, on venait applaudir à 20 heures le personnel soignant. Puis un soir, j'ai eu envie de sortir mon violoncelle pour partager de la musique avec eux. C'était des moments très émouvants parce qu'on était en communion avec toutes les fenêtres en face, toutes les personnes qu'on ne connaissait pas", raconte-t-elle à TF1 dans la vidéo ci-dessus. 

Un pari réussi, qui ne tardera pas de faire le tour de la toile dès mars 2020 avec des millions de vues. Car en plus d'offrir un concert gratuit à tout le quartier, l'artiste en a publié des extraits sur son compte Instagram aux plus de 55.000 abonnés. C'est son mari qui était en charge de ces tournages vidéos de haute volée. Le public redemandait sans cesse le morceau "Kaddish". 

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Puis le moral de la trentenaire a commencé à décliner lors du second confinement en octobre dernier. "J'ai vu des photos de musées vides et ça m'a brisé le cœur. J'ai ressenti deux solitudes qui se rejoignaient : la mienne, celle du musicien qui n'a pas son public, et le musée sans ses visiteurs", déplore-t-elle.

Elle n'a pas baissé les bras pour autant et a décidé de réunir les deux arts en jouant dans des lieux culturels privés de vie en raison de la pandémie. Elle a ainsi investi le Grand Palais, le Musée des Arts Décoratifs ou encore l'Institut du Monde Arabe. 

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Mais son expérience la plus intense reste celle du Château de Versailles. "Pouvoir jouer dans ce lieu qui a connu tellement de choses, pour moi c'est ça aussi l'espoir. Cette galerie des glaces, elle a connu des pandémies, elle a connu deux guerres mondiales et elle est toujours là. Elle apporte toujours. Quand on pénètre dedans, on a un sentiment de grandeur", s'émerveille-t-elle. 

Sa dernière session musicale en date ? La grande galerie de l'Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. La belle brune a fait frémir un public attentif, muet et immobile, qui n'étaient autres que des animaux grandeur nature en polyuréthane et en résine. 

L'artiste précoce a commencé la musique à l'âge de quatre ans, avant de remporter le Premier prix du conservatoire à l'unanimité à tout juste seize ans. À ce jour,  elle est la seule violoncelliste à avoir intégré la prestigieuse école Deutsche Grammophon en Allemagne. Ses concerts ont été annulés, mais elle a bon espoir de remonter rapidement sur scène. 

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