VIDÉO - "Madame Claude" sur Netflix : l'histoire vraie de la plus célèbre des proxénètes

VIDÉO - "Madame Claude" sur Netflix : l'histoire vraie de la plus célèbre des proxénètes

DESTIN SULFUREUX - Son incroyable destin est raconté dans le film de "Madame Claude" sur Netflix. Entre mythe et réalité, qui était vraiment la célèbre proxénète dont le réseau de 500 call-girls a été mis au service des plus grandes personnalités françaises ?

Elle a fait l'objet de tous les fantasmes... et sa vie, pour le moins rocambolesque, vient d’inspirer à Sylvie Verheyde, le biopic Madame Claude sur Netflix. Fernande Joséphine Grudet de son vrai nom, a alimenté un véritable mythe autour de sa personne à force de mensonges. Une enfance bourgeoise, un père industriel, fusillé par les Allemands et même un passé d'héroïne de guerre, déportée dans un camp de concentration... La réalité est tout autre. 

Madame Claude est, en vérité, issue d'un milieu modeste. Née à Angers en 1923, son père tient un café et vend des sandwiches à la gare pour subvenir aux besoins de sa famille. Il décède en effet pendant la guerre, mais d'un cancer du larynx. Âgée de 18 ans, Fernande Grudet tombe enceinte et confie son enfant à sa mère pour rejoindre la capitale. Sous le pseudonyme de Claude, elle fréquente les milieux du banditisme et se prostitue. 

Il y a deux choses qui dirigent le monde : la bouffe et le cul. Je ne savais pas faire la cuisine !- Madame Claude

Fernande Grudet le sait, dans cette France d'après-guerre, le sexe peut lui permettre de s'enrichir et de s'émanciper...  "Il y a deux choses qui dirigent le monde : la bouffe et le cul. Je ne savais pas faire la cuisine !", dira-t-elle. Dans les années 1950, elle 

lance une entreprise de prostitution de luxe, basée rue de Boulainvilliers, dans le très chic XVIe arrondissement de Paris. Claude devient alors "Madame Claude" et dirige d'une main de fer un réseau constitué de 500 prostituées.

Vêtements de grands couturiers, passage chez le chirurgien esthétique, abonnement à la revue Historia… les "filles" de Madame Claude ne sont pas comme les autres, elles sont belles, malignes et cultivées. Aristote Onassis, John Kennedy, le Chad d’Iran ou encore Marlon Brando, l'élite de l'époque n'hésite pas à faire appel à ses services tandis qu'en échange d'informations divulguées sur l'oreiller, la police tolère son business. 

La chute de "la maquerelle de la République"

Mais avec l'arrivée de Valéry Giscard d’Estaing au pouvoir, tout va changer. Le proxénétisme est dans le viseur du gouvernement. En 1976, le juge Bruguière fait démanteler son réseau. Madame Claude est condamnée et poursuivie par le fisc, qui lui réclame onze millions de francs. La maquerelle de la République s'enfuit aux États-Unis, elle prend le nom de Claude Tolmatcheff et ouvre une pâtisserie à Los Angeles. Pour obtenir des papiers, elle épouse un barman homosexuel. Démasquée, elle rentre en France en 1985 où elle purge une peine de quatre mois de prison. 

À sa sortie de prison, elle devient vendeuse de jeans dans une boutique de la rue Dauphine. Mais en 1991, elle décide de relancer son business avec un nouveau réseau : une douzaine de prostituées logées dans un appartement du quartier du Marais. Un an plus tard, elle est une nouvelle fois rattrapée par la justice. Elle est condamnée à six mois de prison ferme, trente mois avec sursis et un million de francs d'amende en 1992, pour proxénétisme aggravé. Elle est incarcérée à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

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À sa sortie de prison, celle qui aura su à sa façon, incarner l'émancipation féminine, décide de se faire oublier. Dans les années 2000, l'ex-reine de la prostitution parisienne s’installe sur la Côte d'Azur et tente alors de revoir sa fille, en vain... Après un AVC en 2013, Madame Claude décédera seule à l'hôpital de Nice, le 19 décembre 2015 à 92 ans, emportant avec elle, ses succès, mais aussi ses mensonges et ses secrets. 

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"Le cinéma, c’est la vie en mieux", c'est le podcast qui va vous donner envie de retourner au ciné. Dans chaque épisode, Jérôme Vermelin part à la rencontre des acteurs, des réalisateurs, des producteurs et de tous ceux qui font l’actualité du Septième art. Ils partagent avec lui leur passion du métier. Les films qui leur ont donné envie de sauter le pas. Et leurs petits secrets de tournage...

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