Mangas : les Français en sont fous

Mangas : les Français en sont fous

Ils représentent à eux seuls 50% des bandes dessinées vendues en France. Venus du Japon il y a une trentaine d'années, les mangas ont trouvé chez nous une terre d'élection. Il existe même une école où l’on forme les futurs scénaristes et dessinateurs.

Dans le monde de la bande dessinée, il y a évidemment les titres incontournables comme “Tintin”, “Lucky Luke” ou encore “Les Schtroumpfs”. Mais de plus en plus, un autre genre se fait une place : les mangas. Avec un graphisme expressif noir et blanc, lecture de droite à gauche, la BD japonaise a conquis toutes les générations. Marlène et Sébastien Grangier en sont des fans inconditionnels, notamment depuis les années 80 avec les tout premiers dessins animés japonais. “Quand le manga est arrivé, on en pouvait s'identifier plus au personnage, parce que c'était des ados, des collégiens, des lycéens. Au final, ce qu'on a vu au club Dorothée n'était que le sommet de l'Iceberg, parce que c'est une culture énorme. Il y a énormément de styles de manga différents”. Une passion qu’ils ont transmise à leur fils.

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Les Grangier ne sont pas les seuls à être mordus de BD japonaises. Depuis un an, le manga connaît une explosion des ventes (+124%). Pour la première fois en France, plus d'une BD sur deux vendues est un manga. Pour l'expliquer, direction cette librairie toulousaine spécialisée dans le manga. Depuis cet été, son chiffre d'affaires a augmenté de 10% grâce au pass culture. Une somme de 300 euros est offerte par l'État aux jeunes de 18 ans pour s'acheter des places de cinéma ou des albums de musique. Sauf que, 70% des dépenses concernent les mangas. “Le pass culture a eu ce gros avantage de permettre à des jeunes, qui jusque-là n'avaient pas les moyens de s'acheter des mangas, de venir dans des librairies. Ils ont pu s'acheter une série complète de 40 volumes en une seule fois”.

Les rayons sont pleins à craquer d'auteurs japonais, même si les titres français commencent à se faire une place. Dans l'une des rares écoles de manga à Toulouse, on se forme pendant 5 ans au métier d'illustrateur, scénariste ou même mangaka. Fondée il y a 5 ans, cette structure n’accueillait au départ qu'une dizaine d'élèves. Aujourd'hui, ils sont 90. La directrice croit dur comme fer à l'avenir du manga français. “Sur nos dernières promotions, on a 50% de nos élèves qui ont terminé leur cursus et qui avaient déjà des propositions de contrats”. Après le Japon, la France est le deuxième plus gros consommateur de BD japonaises.

TF1 | Reportage T. Leproux, X. Boucher, J.L Perez, L.O Plesse, A. Espitia

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