Pour Belmondo, "c'était le public qui comptait", selon Alain Terzian

Pour Belmondo, "c'était le public qui comptait", selon Alain Terzian

SOUVENIRS - Invité ce mardi sur LCI, le producteur et ancien président de l'Académie des César a rendu un hommage à Jean-Paul Belmondo, qui s'est éteint lundi à l'âge de 88 ans.

Pour Alain Terzian, l'hommage national qui sera rendu à Jean-Paul Belmondo le 9 septembre prochain est bien la moindre des choses. "C'est à la dimension du personnage et j'espère surtout que ce sera ouvert, en partie au public car Belmondo avait un respect sacré du public", déclare-t-il sur LCI. Invité par Élisabeth Martichoux, le producteur et ancien président de l'Académie des César a rendu un hommage appuyé à l'acteur, qui s'est éteint lundi à l'âge de 88 ans.

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Jean-Paul Belmondo, la mort d'une légende

Un héros populaire

"Il est l'illustration de la nouvelle vague. Il a une présence inouïe", explique-t-il en se souvenant de son rôle légendaire dans "À bout de souffle", de Jean-Luc Godard. "C'est la nature de l'homme qui prend le dessus et c'est quelque chose d'impressionnant parce qu'on voit une icône en totale liberté. On a l'impression qu'on improvise les dialogues, mais non." Pour le producteur, Belmondo est, au-delà de l'icône qu'il a pu devenir, un héros populaire et fier de l'être. "Les critiques, les intellectuels... Il avait beaucoup de respect, mais beaucoup de distance. Il disait que finalement ils pouvaient dire ce qu'il voulait, il s'en foutait. Parce que finalement lui, c'était le public qui comptait", indique Alain Terzian.

Ainsi, le producteur affirme qu'il ne s'est jamais plaint d'être aussi peu récompensé pour sa carrière. "Il voulait être dans le cœur des gens. Et il l'a été bien au-delà des frontières françaises, dans toute l'Europe. C'était au-delà de l'imaginable et c'était ce qu'il voulait."

Jean-Paul Belmondo, un homme toujours souriant

Au-delà de ses talents d'acteur, Alain Terzian se souvient aussi d'un homme d'une incroyable réserve, malgré les moments difficiles qu'il a pu traverser dans sa vie, dont la mort de sa fille, Patricia, à l'âge de 40 ans. "Il considérait qu'il se devait à son public et donc qu'il se devait d'avoir le sourire, d'avoir une pêche d'enfer, un moral d'acier et de ne jamais faire partager ses misères", explique le producteur.

 Alain Terzian se souvient ainsi d'un grave accident qui n'avait pas réussi, là encore, à effacer le sourire de Belmondo : "Il devait s'accrocher à un hélicoptère tout en étant sur un plateau de camion qui roule à 140 km/h. L'hélico ne décolle pas et il se retrouve éjecté du camion. Il était fracassé. Il était allongé par terre sur le ventre. Il fallait vous mettre à plat ventre pour lui parler. Mais il rigolait quand même."

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"Il ne faisait ni étalage de sa vie, ni de ses sentiments. Il jouait un film par an en gros et il cultivait l'idée de la rareté et de la pudeur. Les gens l'aimaient pour ça", assure-t-il.

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