VIDEO - Pour sa 20e édition, Paris Photo fait sortir la photographie du cadre

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FOIRE - La 20e édition de Paris Photo ouvre ses portes du jeudi 10 novembre au dimanche 13 novembre au Grand Palais. Cette foire créée en 1997 offre un état des lieux très exhaustif du marché de la photographie, qui s’est amplifié dans le fond, la forme et le nombre, tout en restant accessible.

Dans les allées de Paris Photo, on croise des chevaux, des immeubles, des nus, des ruines et Kurt Cobain. Des sourires et des regards, des poses étudiées et des mouvements suspendus. Paris Photo, ce sont 153 galeries venues de plus de 30 pays, venues montrer la vision du monde de 1 200 photographes, du XIXe siècle à nos jours. C’est surtout un panorama incroyablement riche et varié de la façon dont on perçoit ce monde. Alors, forcément, ça sort souvent du cadre. 


Florence Bourgeois, directrice de Paris Photo, se réjouit de cette amplification pour la 20e édition qui ouvre le 10 novembre au Grand Palais : "Cela fait partie de l’ADN de Paris Photo, de montrer des photographies à la fois vintage, historiques, mais aussi plus conceptuelles. Il y a quelques vidéos, et des œuvres au traitement très varié qui montrent que la photographie peut être scarifiée, taguée, cousue, épinglée…"

Qu’elles viennent de Paris ou New York, du Japon ou du moyen-orient, de vieilles boîtes d’archives ou de studios high-tech, les photographies présentées bénéficient d’un écrin soigné, plus épuré que la Fiac par exemple, qui permet aux acheteurs potentiels de les imaginer aussi bien sur le mur d’un salon que d’une grande institution :  "Paris Photo accueille à la fois les experts, les curateurs, les grandes institutions qui viennent acheter pour les grands musées internationaux, mais aussi tout un public d’amateurs, dont certains viennent pour commencer une collection", remarque Florence Bourgeois. Pas besoin d’être millionnaire : "La photographie est un médium qui parle à tout le monde, et dont les prix d’entrée sont accessibles : on trouve des oeuvres à partir de 500 euros."

Au centre du Grand Palais, l’escalier à double révolution mène à un prolongement spectaculaire de Paris Photo : Prisme, une section réservée aux séries et aux très grands formats dont c’est la deuxième édition, ainsi qu'une exposition sur une partie de 10 ans d’acquisitions du département photographique du Centre Pompidou. Enfin, Paris Photo se veut aussi un lieu d’échange entre les grands photographes et le public : 300 signatures sont prévues sur les stands réservés aux éditeurs de livres photographiques. L’occasion de voir Sophie Calle, Agnès Varda, Martin Parr ou William Klein en chair et en os derrière le verre ou le papier glacé.

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