VIDÉO – Gims dans "Sept à Huit" : "Je suis un enfant du peuple de France"

Gims, ma voie, ma famille et ma France : l'interview intégrale dans Sept à huit

CONFIDENCES - C'est l'un des chanteurs les plus populaires de France. Gims s'est livré à Audrey Crespo-Mara dans "Sept à Huit". Une interview où il parle de son enfance, de sa famille et de la France.

Alors qu'il doit remonter sur scène pour son "Décennie Tour", le chanteur aux 6 millions d'albums vendus s'est confié à Audrey Crespo-Mara ce dimanche dans "Sept à Huit". Et il ne quittera pas ses lunettes noires durant toute l'interview. "Ça fait tellement longtemps que je les ai, j'ai fait tant de choses avec, que ce serait fou de les enlever là maintenant. Ça me fait peur", admet Gims avec le sourire. Le chanteur qui a débuté avec Sexion d'Assaut avant d'entamer une carrière solo il y a 8 ans est parvenu à passer du rap à la pop urbaine avec brio. 

Il s'est d'ailleurs, au passage, découvert une voix de baryton. "Une voix de baryton martin parce que je peux monter dans les aigus et redescendre dans les graves", rectifie le chanteur qui a rempli le Stade de France l'an dernier avec 72 000 spectateurs. Son rêve aujourd'hui ? Se produire à l'Opéra Garnier. "C'est l'un de mes endroits préférés à Paris. J'aimerais me produire là-bas avec tout ce qui va avec le lieu : les hommes arriveraient en costumes et nœuds pap, les femmes avec de belles robes, les petites jumelles. C'est mon rêve", admet le chanteur qui a connu un destin incroyable. 

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Dadju c'est ma fierté parce que c'est mon frère. Mais au classement, il doit rester derrière moi !- Gims

Né au Zaïre sous Mobutu, ses parents décident de fuir la dictature et débarquent en France sans travail, ni papier, ni logement. Gims grandit trimballé de squat en squat. "J'étais un petit migrant et par je ne sais quel miracle on s'est stabilisé", se souvient l'artiste de 35 ans qui raconte que c'est le centre de loisirs l'a aidé à s'en sortir. "J'ai appris l'histoire de la France, les artistes français, l'art". C'est aussi là où il découvre la scène à l'âge de 9 ans en jouant dans Le Bourgeois gentilhomme. "Je me rends compte que j'aime ça, je rentre dans la culture, dans la fierté de la France. C'est là qu'on m'applaudit pour la première fois". Toujours sur le fil, il traîne quotidiennement au milieu des dealers. "Je ne suis pas tombé dedans parce que j'étais passionné par tout ce que je découvrais. L'art m'a préservé de tout ça parce que j'étais occupé", admet-il. 

Aujourd'hui, la musique est devenue une histoire de famille : son frère Dadju connaît lui aussi un succès considérable. "Dadju c'est ma fierté parce que c'est mon frère. Il vient solidifier la forteresse. Mais au classement, il doit rester derrière moi !", s'amuse-t-il. De quoi rendre fiers leurs parents. "Il faudrait trouver un autre mot beaucoup plus fort, c'est au-delà de la fierté !".

Il n'y a pas de plus grande injustice que de s'en prendre à quelqu'un pour une couleur qu'il n'a pas choisie- Gims

D'après lui, la France aujourd'hui se dirige-t-elle vers plus de métissage ou plus de communautarisme identitaire ? "La France reste un pays de métissage quoi qu'il arrive. Il n'y a pas de plus grande injustice que de s'en prendre à quelqu'un pour une couleur qu'il n'a pas choisie. Moi, je ne me souviens pas d'avoir choisi ma couleur", réagit Gims. "En général on s'en prend à quelqu'un pour des actes ou des faits, pas pour quelque chose qu'ils n'ont pas maîtrisé. Pour moi le racisme fait partie des plus grandes injustices".

En parlant de racisme, en a-t-il souffert ? "J'en ai souffert étant gamin, bien sûr. On m'a traité de singe, de macaque ou de sale noir. Ce qui me choque, c'est de me dire qu'on traite encore des enfants comme ça aujourd'hui, en 2021. Il y a un boulot qui n'a pas été fait". La France serait-elle un pays raciste ? "Je ne peux pas dire que la France est un pays raciste, parce que ça serait condamner des innocents, des gens qui ne le sont pas. Moi, je suis un enfant du peuple, du peuple de France. Je suis né à Kinshasa, mais j'ai fait mes premiers pas et mes dents ici", poursuit Gims qui estime que même si "le mal est là, c'est le bien qui domine".

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