Un enfant "craintif, chétif" : Jean-Claude Van Damme dévoile un autre visage dans "Sept à Huit"

Un enfant "craintif, chétif" : Jean-Claude Van Damme dévoile un autre visage dans "Sept à Huit"

STAR - Jean-Claude Van Damme faisait l'objet du Portrait de la semaine de "Sept à Huit" ce dimanche pour son retour sur les écrans. Face à Audrey Crespo-Mara, il a dévoilé un visage qu'on lui connaît moins.

Jean-Claude Van Damme n'a pas changé. Il a toujours cette part de fantaisie, de folie et d'autodérision et tient toujours ses propos énigmatiques entre français, anglais et flamand. Pourtant, devant les caméras de "Sept à Huit", ce touche-à-tout, aussi à l'aise en champion d'arts martiaux qu'en star à Hollywood, s'est révélé fragile et pudique.

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Sept à huit

L'acteur belge est de retour sur les écrans, à l'affiche du film "Le Dernier Mercenaire", qui sera disponible le 30 juillet sur Netflix. Une production dans laquelle il incarne le rôle d'une légende des services secrets disparus depuis des années. Son personnage revient pour sauver son fils (qu'il n'a jamais rencontré) d'une opération mafieuse qui risque de lui coûter la vie. L'occasion pour lui de se confier sur sa carrière, et notamment ses célèbres esquives qui ont fait son succès au cinéma et qu'il peut encore dégainer malgré ses 60 printemps. "J'ai commencé très jeune et j'ai fait de la danse classique donc j'ai gardé une certaine flexibilité, et c'est plus important que les biscoteaux et les muscles. Je m'entraîne 2 h 30 à 3 h chaque jour, ça me donne beaucoup d'endorphines. Je me sens heureux, c'est comme une drogue naturelle", dit-il. 

A la conquête d'Hollywood

Si l'acteur est aujourd'hui sûr de lui, il a pourtant été un enfant craintif. Il assure ainsi : "Craintif, chétif, renfermé, mais très ouvert dans ma propre bulle, dans mon propre univers.... Dans cette chose que j'ai créée pas pour me protéger, pour m'isoler contre la connerie... Mais le sport aide énormément à être moins anxieux", admet-il. Pour lutter contre cela, son père l'a inscrit à l'âge de neuf ans dans une salle de karaté. Avec le recul, Jean-Claude Van Damme estime qu'il a bien fait. "Avec l'âge on devient plus fort, on gagne en confiance en soi et puis on arrive à un certain niveau où la crainte nous respecte". Résultat, plusieurs titres à son actif, dont celui de champion du monde "en 15 secondes", précise-t-il.

Et dès l'âge de 16 ou 17 ans, le petit Belge veut vivre son rêve américain. "Quand j'allais au cinéma avec mon père, j'ai découvert le cinéma épique ; mon père n'avait pas beaucoup d'argent et il choisissait bien ses films, donc j'ai vu Lawrence d'Arabie, Ben Hur. Je les ai vus dans les bras de mon père donc il y avait cette complicité entre l'écran, mon père et moi, c'est pour ça qu'on n'oublie pas ces films", témoigne-t-il. 

À 19 ans, Jean-Claude Van Damme part donc tenter sa chance à Hollywood, sans parler la langue, sans contacts. "Pendant cinq ans, j'ai assez souffert. Ça a pris pas mal de temps et pour finir, il y a quelqu'un qui a dit oui". En attendant, il va enchaîner les petits boulots : "pizzas, chauffeur, limousine, masseur", égrène-t-il, avouant que ça a été dur d'être rejeté. "Le problème, c’était la langue. J'allais souvent à des castings où on avait besoin d'un gars musclé, et quand on me demandait si je parlais anglais, je savais juste répondre : 'Sure', alors je n'ai jamais réussi un casting", regrette-t-il.

La drogue, pour moi en tout cas, c'est psychologique.- Jean-Claude Van Damme

Mais Van Damme s'accroche, va voir les acteurs, les producteurs, insiste. "C'était mon style d'aller voir les gens et de toquer aux portes, comme un enfant", reconnait-il. Jusqu'au jour où il décroche un rôle. Et le petit Belge champion d'arts martiaux devient star de cinéma, enchainant les films à un rythme effréné. De quoi le faire craquer et tomber dans la drogue. Le comédien acquiesce : "J'étais tombé dans ça, mais c'était pas vraiment…", commence-t-il à raconter, avant d'expliquer que c'est finalement son hypersensibilité qui a pu être à l'origine de ses addictions.

"La drogue, pour moi en tout cas, c'est psychologique. Je suis très prude de nature et je me méfie des femmes, dû à des souvenirs ou des moments que j'ai vécus quand j'étais très jeune. Et quand tu es très, très sensible, si tu es un garçon ou une fille qui est très sensible, son premier amour, c’est très important. Et si tu es blessé et que tu es très sensible, la blessure peut rester à vie. La drogue, il y a quelque chose qui a pu me… Je ne sais pas", balbutie-t-il avant de détailler comment il a sombré. 

"J'en avais marre d'Hollywood. J'en avais marre des gens qui me mentaient. Parce que ça te promet des choses, ça serre la main, ça te regarde dans les yeux… Je ne cherche aucune excuse, mais j'ai rencontré des gens, parce que tu sais quand tu es une star, il y a toujours des gens qui viennent autour de toi, et je suis tombé dans le panneau pendant quelques années", avoue-t-il finalement.  Et de poursuivre : "Comme je suis un vorace, que je suis un garçon qui est en bonne santé, ben je ne suis pas encore mort et j'ai pu m'en sortir, de nouveau, grâce au sport".

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A cette époque, les femmes ont aussi été son autre point faible, moins nocif celui-là. "Je me suis marié cinq fois, non quatre, car je me suis remarié avec la même femme", lance-t-il. Mais cette vie flamboyante a un revers, Jean-Claude Van Damme n'a pas vu grandir ses trois enfants. Et comme la réalité rejoint parfois la fiction, comme dans "Le Dernier Mercenaire", il ne connaît  pas son fils. "Je ne sais pas dire 'I love you'. C’est dur de dire 'je t'aime', surtout à un fils ou une fille. Je ne sais pas pourquoi et pourtant c'est bien de le dire. J'ai pu le dire récemment et ça a beaucoup changé mes enfants", conclut-il sur un ton plus grave.

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