Hymne des Bleus : Youssoupha regrette que le RN "dicte l'agenda des débats"

Après la polémique sur l'hymne des Bleus, le rappeur Youssoupha s'inquiète de voir "le Front national, ou peu importe comment on l'appelle, dicter les débats et ce dont on peut parler" en France.

POLÉMIQUE - Auteur de l’hymne des Bleus pour l’Euro, le rappeur Youssoupha, attaqué par le Rassemblement national, a pris la parole pour la première fois depuis le début de la polémique sur le plateau de "Quotidien".

Youssoupha est sorti du silence. Invité de l’émission "Quotidien" sur TMC, jeudi, le chanteur est revenu sur la polémique qu’a suscitée l’hymne des Bleus pour l’Euro qu’il a écrit. "J'ai pris cette polémique avec beaucoup de recul et d'humour", a-t-il réagi, soulignant avoir trouvé l’idée "géniale" d’illustrer la liste des joueurs convoqués par Didier Deschamps avec une bande-son. 

Les critiques émises contre l'artiste français et la chanson sont principalement venues du Rassemblement national. Ainsi, Youssoupha a jugé "agaçant" que le RN "dicte un peu l'agenda des débats et de ce qu'il faut dire et des thématiques". "Tu fais un truc, tu dis un truc, le RN le récupère et il faut que tu réagisses. Non moi je réagis si je veux et surtout je ne réagis pas pour des gens comme ça, ils ne sont pas importants, c'est leur agenda", s’est-il défendu face à Yann Barthès. 

On laisse tellement avancer ces gens-là, en leur donnant la place et le droit de cité- Youssoupha

Youssoupha n’a pas caché ses craintes en vue de l’élection présidentielle de 2022. Il a assuré avoir "peur pour la suite, dans un an", car il "pense que ce n'est pas bien parti". "Je parle rarement pour les autres, mais je ne sais pas s'il faudra compter encore sur les banlieusards, les Noirs et les Arabes pour faire barrage. On laisse tellement avancer ces gens-là, en leur donnant la place et le droit de cité, comme si c'était normalisé alors que c'est de la médiocrité", a-t-il estimé.

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Installé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Youssoupha n’a pas découvert la polémique immédiatement. "Au début, c'est génial, tout se passe bien, mes potes des rédactions sportives... tout le monde du sport adore. Je connais des joueurs de l'équipe de France qui sont potes et qui adorent. Moi, je déconnecte parce que je n'ai pas les chaînes d'infos françaises", a-t-il raconté sur le plateau de "Quotidien".

Mais très vite, le chanteur est mis au courant des critiques émises autour de sa chanson en France : "Je suis en boîte de nuit, parce que ce n'est pas confiné là-bas, des potes m'envoient par WhatsApp une matinale avec des gens en cravate... ils me disent qu'on parle de moi. Je vois "le chant de la discorde" et ils en parlent longtemps. Je me dis que je dois être bourré. Je rentre chez moi et le lendemain, on me dit que la France est en feu par rapport à ça."

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