"WandaVision" : pourquoi la première série Marvel pour Disney+ vaut sacrément le coup d’œil

"WandaVision" : pourquoi la première série Marvel pour Disney+ vaut sacrément le coup d’œil

COUP DE COEUR – Le couple né au cinéma aux côtés des Avengers devient héros de sitcom et créé la surprise sur Disney + en traversant les époques à chaque épisode, des années 50 à nos jours. Inventif, intelligent et complètement barré.

Un sourire s’esquisse dès les premières notes du générique de Marvel Studios, resté silencieux ces derniers mois. Et se fait plus intense à mesure que l’intrigue progresse. Tenter de définir WandaVision - qui débarque ce vendredi 15 janvier sur Disney+, n’est pas chose facile, tant la série est unique en son genre.

"Wanda dirait que c’est une sitcom familiale à propos de deux personnes qui essaient de s’intégrer et font tout pour qu’on ne découvre pas qu’ils sont différents", estime Elizabeth Olsen, interprète de celle qu’on appelle aussi Scarlet Witch, lors d’une conférence de presse virtuelle. On peut déjà s'avancer et parler d'une belle réussite qui, après les trois premiers épisodes présentés à la presse, ne donne qu’une envie : en découvrir plus.

Le format léger des comédies courtes et le monde sombre des Avengers

La première des trois séries produites par Marvel Studios pour Disney+ dynamite avec humour l’univers habituellement très codifié des super-héros en transformant deux d’entre eux en stars du petit écran. Wanda Maximoff et Vision se retrouvent propulsés dans la banlieue chic et idyllique de Westview, décor idyllique de leur propre série. Sans qu’on sache trop pourquoi ni comment. Chaque épisode d’une vingtaine de minutes plonge le spectateur dans une décennie différente, s’appropriant à chaque fois les atmosphères, les looks et surtout les mécanismes des sitcoms de l’époque. Des rires enregistrés au générique, dont la musique est signée Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez – à l’origine des tubes de La Reine des neiges.

La saison s’ouvre en noir et blanc, peu après les événements d’Avengers : Endgame, sur une carte postale de l’Amérique idéalisée des années 1950. Wanda est une femme au foyer à la toilette parfaite. Vision porte lui maquillage et perruque et tente par tous les moyens d’impressionner son nouveau patron. Sans jamais user de ses pouvoirs de manière trop ostensible. Un premier épisode, enregistré en public, forcément très surprenant. L’alliance parfaite du format léger des comédies courtes et du monde sombre des Avengers, en somme. Pas un hasard si les inspirations de la production vont de Ma Sorcière bien-aimée à La Quatrième dimension.

Avec WandaVision, Elizabeth Olsen laisse libre court à tout son potentiel comique et forme avec Paul Bettany un duo plus formidable encore qu’au cinéma. Qui dit sitcom, dit personnages stéréotypés. Alors le couple est sans cesse dérangé par Agnès, voisine beaucoup trop curieuse interprétée par la toujours géniale Kathryn Hahn. Monica Rambeau, qui apparaissait fillette dans Captain Marvel, est ici adulte. "Au fil de la série, on va savoir ce qui lui est arrivé depuis l'enfance et qui est elle est devenue", promet son interprète Teyonah Parris, qui reviendra dans Captain Marvel 2. Les questions de l'entourage des deux super-héros se font aussi nombreuses que celles du spectateur. Wanda et Vision "ne savent pas quoi répondre à ceux qui insistent pour savoir d’où ils viennent. C’est là que l’on commence à se dire qu’il y a anguille sous roche", prévient le réalisateur Matt Shakman. Signe que cette parenthèse enchantée ne va pas durer…

Préparez-vous à la nouveauté et à la différence - Kevin Feige, président de Marvel Studios

Le truc en plus ? De fausses publicités qui viennent couper chaque épisode en deux. "Si vous regardez une production Marvel pour la première fois, ce sera juste un spot étrange. Mais si vous avez vu tous les films, vous pourriez être capable de faire le lien avec d’autres événements du passé", glisse Kevin Feige, le président de Marvel Studios. WandaVision ne choisit pas son public, espérant accueillir dans son humble demeure de nouveaux adeptes tout en consolidant ses liens avec les fans Marvel de la première heure. 

La série marque malgré elle le début de la phase 4 du MCU, l’Univers cinématographique Marvel. La faute à la pandémie qui a contraint le studio à revoir ses plans. "On aurait dû sortir la série Le Faucon et le soldat de l’hiver avant []. Mais l’inattendu a souvent réussi à Marvel Studios et c’est le cas ici. WandaVision est notre première série sur Disney+ et j’aime à quel point elle est osée et singulière ", insiste Kevin Feige, assurant que les prochaines productions Marvel suivront le même schéma. Son message aux spectateurs ? "Préparez-vous à la nouveauté et à la différence". En 2021, Marvel se réinvente totalement. Et ce n'est pas pour nous déplaire...

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>> WandaVision - les deux premiers épisodes seront disponibles sur Disney+ le vendredi 15 janvier. La diffusion se fera ensuite au rythme d'un épisode par semaine.

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