Wolinski, irremplaçable pilier de "Charlie Hebdo"

Wolinski, irremplaçable pilier de "Charlie Hebdo"
CULTURE

DISPARITION – L'un des plus grands dessinateurs de presse français a été tué dans l'attentat dont a été victime la rédaction de "Charlie Hebdo", mercredi 7 janvier. Il avait 80 ans et toute une vie de rires derrière lui.

Le trait souple, l'humour grivois comme il faut : Wolinski, c'était la France qui osait se marrer tout haut. Georges Wolinski a grandi à Tunis avant de publier ses premiers dessins dans le journal Rustica en 1958. Il entre en 1960 dans l'équipe de Hara Kiri aux côtés de Cavanna, puis au Journal du Dimanche. Pendant Mai-68, il fonde avec Siné le journal L'Enragé, une publication éphémère dans laquelle ses dessins deviennent plus politiques. L'aventure Charlie Hebdo commence en 1970, à la disparition de Hara Kiri : il en sera le rédacteur en chef jusqu'en 1981.

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Honoré par ses pairs et par la BNF

Militant, gonflé, toujours drôle et jamais méchant, Wolinski se moquait de tout et de tous. Il a réalisé plusieurs campagnes de publicité qui ont rendu célèbre son trait léger, qu'on a retrouvé ensuite chaque semaine dans Paris Match entre autres. Wolinski était également honoré par ses pairs : le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême lui a remis le Grand Prix de la ville en 2005. En 2012, la très honorable Bibliothèque nationale de France lui consacrait une grande exposition. Ça le faisait bien marrer, ça aussi. Mais il était très touché de l'hommage que lui rendait une institution nationale. Institution qu'il est lui-même devenu, ce triste jour de janvier 2015.

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